Mode transition écologique activé

Mode transition écologique #12 – Le lombricompostage épisode II

Vous l’attendiez avec impatience (ou pas) voici donc la suite de nos aventures de lombricomposteurs novices ! Les retardataires trouveront l’épisode 1 ici.

 

Nos début dans l’élevage de vers

J’ai donc reçu, début juin, mon beau lombricomposteur tout neuf et ses futurs habitants. Aussitôt réceptionné, presque aussitôt déballé pour que les petites bêtes ne souffrent pas trop. Autant vous dire que la joie et l’excitation étaient à leur comble (non je n’en rajoute pas, quand on dit à un mini pouce de 3 ans qu’on va adopter des vers et construire leur maison c’est vraiment ce qui se passe). 

Facile à monter et apparemment de bonne qualité, j’étais satisfaite de mon choix. Je le suis toujours mais le robinet semble avoir un défaut, il faut régulièrement le démonter et le remonter pour qu’il ne goutte pas. Est-ce seulement sur le mien ou est-ce un problème inhérent au modèle, je l’ignore. D’ailleurs si vous aussi êtes l’heureux propriétaire d’un Warm Café n’hésitez pas à partager votre avis en commentaire.

Le lombricomposteur se constitue de pieds et de plusieurs plateaux. Le premier et le réceptacle du « thé de vers », le fameux liquide peu ragoutant. Par dessus on ajoute le plateau qui servira de loft aux vers. Une fois qu’il est plein, on en ajoute un autre et on attend quelques semaines avant de le récupérer que tous les vers soient montés d’un étage, après avoir fini leur boulot au premier niveau. 

Les différents bacs que l’on superpose sont tous percés afin d’assurer une bonne oxygénation des vers d’une part, et de permettre le processus de compostage sans que ça ne pourrisse d’autre part. 

Une fois leur habitat en place, nous avons délicatement ouvert le sachet micro-perforé contenant les bestioles. J’étais un peu angoissée à l’idée qu’elles n’aient pas bien supporté le voyage mais leur vivacité m’a vite rassuré.

Petit Lu a immédiatement adopté l’un d’entre eux, qu’il a pris entre ses petits doigts et a caressé avec amour. Je me suis montrée nettement moins démonstrative, je ne vous le cache pas. 

Une fois installés dans leur boîte avec la litière dans laquelle ils nous ont été livrés, il les a délicatement recouvert de la paillasse en fibres de coco fournie avec (une serpillère ou une vieille serviette fera également l’affaire, le but étant de maintenir l’humidité). L’idéal est de les laisser visiter tranquillement leur nouveau chez eux avant de les nourrir. Nous avons donc attendu 24h puis ils ont eu droit à leurs premières épluchures de légumes. Au fur et à mesure du temps, nous avons augmenté les doses en veillant à ce que la nourriture ne s’accumule pas trop (il semblerait que ça soit le secret).  

Comme l’homme était un peu effrayé à l’idée d’avoir des vers dans une boîte à la maison, je lui ai vendu qu’on pouvait les mettre dehors, dans un petit coin. Notons que ce n’était pas un mensonge, j’avais trouvé plusieurs témoignages allant dans ce sens. 

Mais il s’avère que chez nous ça n’a pas fonctionné, mais pas du tout ! Un soir, après une journée particulièrement chaude, ils ont tenté de se suicider dans le bac à jus (à moins qu’ils aient seulement voulu faire trempette pour se rafraichir un peu ?).

La scène qui s’en est suivi aurait mérité une interdiction aux moins de 18 ans si elle avait été diffusée sur M6. Désespérée face à cette situation que je ne savais comment gérer (mettre les mains dans le bac à jus ne me tentant que moyennement), je me suis mise à chouiner bruyamment, mon rejeton faisant de même. Et c’est là que l’homme est intervenu. Tel Zorro, il a dégainé sa meilleure écumoire de cuisine (on fait avec ce qu’on a) et n’écoutant que son cœur, il a courageusement sauvé la colonie. Pour conclure cette aparté héroïque je dirais que :

  1. mon homme est fabuleux 
  2. il vaut mieux mettre son lombricomposteur à l’intérieur 
  3. il est pardonné de ne s’être montré que peu motivé par mon projet

Après ce triste incident, qui fort heureusement n’a fait aucune victime (ou si peu, que ceux qui ont la référence lèvent le doigt) nous avons placé nos vers dans un coin de notre buanderie-cellier, au frais l’été, presque au chaud l’hiver.

 

Un long fleuve tranquille 

Un fois à l’intérieur, tout à été pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pas de soucis particulier, nos vers se sont très bien reproduits, on en voit partout dès qu’on ouvre le couvercle. Ils mangent beaucoup et vite. Et surtout : il n’y a aucune nuisance, rien de rien (d’ailleurs je ne regrette rien). Zéro odeur, pas de mouches ou d’insectes non identifiés attirés par le contenu de la boîte. Même l’homme a admis que ce n’était pas si mal que ça le lombricompostage !

 

Les petites choses à savoir pour que ça fonctionne

Le lombricompostage est idéal en maison comme en appartement. Il existe toutes sortes de lombricomposteurs, de toutes les tailles, avec des designs plus ou moins sympas. Même si vous avez peu de place mais que vous êtes motivés pour vous lancer, c’est possible dans la plupart des habitations et dans n’importe quelle pièce. En revanche, je déconseille l’extérieur, car en plus de craindre les fortes chaleurs les vers n’aiment pas non plus les températures négatives.

La population de vers se régule toute seule et vous pouvez donc aisément partir un mois en vacances. Il vous suffira juste de bien les nourrir avant de partir et de réintroduire la nourriture en douceur à votre retour. 

Les vers se régalent de tous vos déchets végétaux exceptés les oignons et les agrumes. Les restes de repas contenant un peu de produits laitiers (crème, fromages, …) ne posent pas de soucis ainsi que les aliments type pain, pâte, reste de biscuits si ce n’est pas en grande quantité. 

Ils se régalent aussi de votre carton ondulé, plus on en met, mieux c’est ! Il est nécessaire, comme les coquilles d’œufs broyées, à l’équilibre du PH de votre lombricomposteur. Allez hop, un autre objectif zéro déchet de cochée.

Le thé de vers, mélangé à votre eau d’arrosage (une dose de thé pour dix d’eau) est un engrais génial et le terreau obtenu peut être utilisé soit mélangé à de la terre pour vos fleurs, soit pure pour tous ce qui est légumes et fruits. Comme ma première récolte s’est faite en septembre je n’ai pas encore fait de plantation avec, mais je ne manquerais pas de venir compléter ce billet (déjà bien long) au printemps prochain.

 

Pour conclure

On est vraiment content de nos nouveaux animaux de compagnie (même l’homme finalement). Aucune nuisance contrairement aux craintes de certains, on a atteint le zéro déchets végétaux/alimentaire/carton visé.

Pour l’instant seul le thé de vers a été testé, mais on est vraiment conquis. Nous sommes le 16 novembre et on récolte encore des fraises ! Nos fleurs et plantes d’extérieurs sont encore belles (j’ai dû avoir la main un peu lourde). Mon adorable voisin retraité, qui passe son temps à prendre soin de son jardin, est jaloux de la beauté du mien (qui est à peine entretenu), tout particulièrement de la magnificence de nos surfinias ! Je lui refile donc de la dope en douce pour les siens tellement nos vers sont prolixes.  

Initialement, j’avais prévu de rédiger un article bien plus court sur le lombricompostage mais il faut bien avouer que, contre toute attente, c’est vraiment un sujet intéressant !

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N’hésitez pas à nous raconter vos aventures recyclages et compostages en commentaire !

 

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