P'tits bouts de vie

Mode transition écologique activé #3 (dé)consommation

L’hyper-consommation, le fléau des temps moderne, ou comment la société te fait croire que tu as toujours besoin de plus pour être heureux…

L’une des premières habitudes de vie totalement non écolo dont j’ai pris conscience est l’hyper-consommation. Mon armoire regorgeait de vêtements, dont un bon 30% que je ne mettais jamais. Je continuais à en acheter malgré tout, en bonne accro du shopping que je suis. En plus, pas de chance, j’ai une attirance très prononcée pour les matières pas du tout éco-friendly. Ma préférée : le cachemire, la seconde sur la liste : le cuir. Lorsque je passe près d’un beau lainage je suis irrésistiblement attirée, tel Ulysse par le chant des sirènes. Si je tente de m’éloigner de l’objet de mes désirs, je me retourne et paf, la vitrine de la maroquinerie me fait de l’œil. Suis-je la seule à déjà avoir entendu un sac à main ou une paire de chaussures me susurrer à l’oreille « achète-moi, je ferais ton bonheur, ensemble nous vivrons des choses merveilleuses »?

La vérité, c’est que le jour où j’ai signé pour 20 ans dans le but de devenir propriétaire d’un château d’une modeste maison en île de France, j’avais déjà pas mal dit adieu à toutes les folies mentionnées ci-dessus. Mais tout de même, quelques vêtements, presque bons marché, entraient encore régulièrement dans ma garde-robe. 

Et puis un jour, révélation, j’ai appris que l’industrie textile est la plus polluante du monde. Bam, grosse claque dans ma tronche, j’ai réalisé que je polluais à l’insu de mon plein grès depuis des années. J’ai eu beau prendre mon air innocent à la Richard Virenque, la nouvelle a fait son petit bonhomme de chemin dans mon esprit. 

 

Pas de vêtements neufs en 2019

A peu près au même moment, j’ai lu cet article chez Dinde de toi. Elle y parlait aussi de consommation et nous exposait son challenge de 2018 : rien de neuf ! Comme on ne se lance pas à l’aveuglette dans une telle aventure, en dehors des périodes réglementaires de formulation de bonnes résolutions, l’idée a eu le temps de vraiment faire son nid dans mon petit cerveau. 

Et puis 2019 est arrivé. Comme « rien de neuf en 2019 » ça rime, je me suis lancée. 

Pour être honnête, je l’ai fait à ma sauce. J’ai décidé de ne m’acheter aucun vêtement neuf pour commencer, et pour l’instant j’ai tenu bon. Je travaille près d’une Ressourcerie et je trouve régulièrement de très jolies pièces d’occasion, donc je continue à remplir mes placards mais c’est nettement plus écologique et économique !

Robe presque neuve (elle avait encore son étiquette), 6 euros à la Ressourcerie

Pour mon fils, en revanche, je n’ai pas encore trouvé de solution qui me satisfasse. Il n’y a pas de dépôt vente dans mon secteur, et acheter d’occasion sur internet revient à payer beaucoup de frais de port ou à beaucoup se déplacer si on utilise Le Bon Coin. Je suis donc à la recherche de marques éthiques relativement abordables. J’ai conscience que ça ne peut pas être bon marché, mais j’aimerais tout de même pouvoir continuer à payer le crédit de la maison. Parce que si on a plus de placard où les ranger, c’est nettement moins rigolo d’avoir des vêtements.

 

Favoriser l’artisanat et les circuits courts 

Prendre cette nouvelle habitude de consommation m’a aussi amené à reconsidérer les produits que l’on a l’habitude de consommer. Je regarde beaucoup plus les provenances et les matériaux utilisés pour la conception

Quand je dois faire des cadeaux j’essaie au maximum de me tourner vers l’artisanat. Je cherche d’abord autour de moi et si je ne trouve pas mon bonheur je finis sur Etsy. J’y sélectionne des artisans français et je n’ai jamais été déçue. Cette nouvelle façon d’offrir me pousse du coup à revoir mon organisation, moi qui suis du genre à acheter les cadeaux de Noël le 24 décembre à 16h. Et, dans le pire des cas je vais à la jardinerie, offrir des plantes me paraît plus écolo.

A croire que cette modification de mes habitudes de consommation est une gymnastique de l’esprit et que j’y prends goût car j’ai adopté un réflexe pour le moins étrange (n’oublions pas que je reviens de loin). Lorsque j’ai envie de quelque chose, je me demande maintenant systématiquement si j’en ai vraiment besoin. Je note aussi mes achats afin de me rendre compte de leur « volume » à la fin du mois. 

 

Se tenir éloigné de toute tentation 

Le shopping c’est le maaaal. Et comment fait-on pour le tenir à distance ? On se désabonne de toutes les news letters et on réduit drastiquement sa relation avec les centres commerciaux. Pas de risque de succomber à la tentation si on l’élimine ! Au final, avec un enfant en bas âge, je fréquentais assez peu ce genre d’endroit de luxure, mais je n’y mets carrément plus les pieds et c’est vrai que c’est très efficace. 

Voilà, vous savez tout de mon sevrage (encore en cours) de l’hyper-consommation. 

 

De votre côté comment ça se passe niveau consommation ? Plutôt économe-écolo ou acheteur compulsif ? 

 

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16 commentaires

  • 3 kleine grenouilles

    Je n’ai jamais eu ce souci car j’ai toujours détesté faire les magasins. Se voir dans la lumière blafarde de la cabine d’essayage, supporter le bruit et les néons des magasins, supporter les gens, c’est tout sauf un plaisir pour moi ! Du coup, je commande sur internet auprès des marques que je connais bien pour ne pas avoir de surprise dans les tailles.
    Du temps où nous n’avions qu’un seul enfant et qu’il était bébé, nous achetions presque tous ses vêtements dans une boutique bio allemande : de très beaux vêtements, fabriqués en Europe avec des tissus bio, sans colorants chimiques, etc. Puis mon fils a commencé à grandir et de voir le beau pantalon beige à 40€ plein de terre et de traces diverses et variées indélébiles me stressait. On a eu un deuxième puis un troisième enfant et là, on a changé radicalement. On m’a donné beaucoup de vêtements, j’en achète beaucoup d’occasion sur Mamikreisel (version allemande de Vinted) et je fais les soldes en France dans les supermarchés et quelques boutiques comme DPAM. Ensuite, je rends, donne ou revends les vêtements trop petits.
    Nous sommes actuellement en pleine réflexion avec mon mari sur une réorganisation de notre appartement pour essayer de produire moins de déchets mais c’est encore en plein pourparlers…

    • Maman chamboule tout

      C’est une chance de ne pas aimer le shopping, pas besoin de sevrage comme ça ! Je comprends ton point de vu sur les vêtements chers qui sont vite tachés. On a la chance qu’on nous offre beaucoup de chose car petit Lu est le premier petit enfant. Par contre on ne nous donne rien car les bébés autour de nous sont tous plus petits. L’occasion me tente mais je me dis que si je dois acheter 15 pièces et payer 15 fois les frais de port ce n’est ni économique ni écologique… j’aimerais bien trouvé une sorte de dépôt vente !
      Pour ce qui est de la réorganisation de la maison j’essaie aussi mais c’est difficile !quand j’ai émis l’idée à papa d’amour d’aller acheter les pâtes et le riz en vrac au magasin bio (c’est principalement qui fait les courses) il m’a rit au nez en me disant qu’il n’allait pas se taper le magasin bio et le complément au supermarché et je le comprends un peu…

  • Charlotte - Enfance Joyeuse

    C’est super que tu te tiennes à tes résolutions !
    Pour ma part, j’ai entamé cette démarche là aussi.
    Moi ce n’est pas tant les vêtements (j’ai jamais été très fan de shopping) mais ça va être tous les livres par exemple et les petites choses où on se dit « ah tiens, pourquoi pas » alors qu’à la base on avait besoin de rien 😉
    C’est pas toujours évident mais on commence à s’y tenir 😉 Et en plus d’être écologique, c’est manifestement appréciable pour le porte-feuille donc bon 😉

    PS / Je fais comme toi : je me tiens éloignée des lieux de tentation… bien qu’internet cherche sans cesse à m’attirer dans ses filets…

    PS’/ je vais regarder si j’ai une sorte de Ressourcerie près de chez moi, ça a l’air top ce concept !

    A bientôt !

    • Maman chamboule tout

      Pour les livres tu n’as pas de bibliothèque pas loin de chez toi ? Ça m’arrive d’en acheter d’occasion sur le site de gibert Joseph. Tu as raison, internet nous offre un tel panel de possibilité qu’on se laisse vite avoir !
      Pour ce qui est de la ressourcerie c’est vraiment top et en plus l’argent collecté sert à des œuvres de bienfaisance. J’y dépose aussi pas mal de chose comme je tente de faire du tri..,

  • Nanakie

    Pour ma part c’est la maternité qui m’a vaccinée du shopping ! Pas le temps de flâner, faire 36 boutiques, essayer hésiter et essayer encore … Du coup sur la 1ère année de ma fille, j’ai sûrement quasi rien acheté de neuf !

    Pour les bijoux et sac à main, j’étais déjà dans une démarche « créateurs » et si possible locaux.
    Pour les vêtements, du coup je fonctionne énormément avec Vinted pour ma fille et moi. Mais les FDP me gênent aussi (acheter un tshirt 2€ et payer 2€50 de fdp ?!). Du coup, ça me prend du temps mais j’essaie de ne jamais acheter qu’une seule pièce, mais plutôt d’écumer les vitrines des vendeuses afin de trouver LA perle rare qui vend toutes les pièces dont j’ai besoin/envie, et qui me plaisent !

    Les ressourceries de mon coin sont trop pénibles à atteindre : géographiquement, tu tombes forcément dans des bouchons monstrueux sauf le jeudi entre 10h et 11h30 :/

    Bravo pour ton zéro neuf en 2019 !

    • Maman chamboule tout

      Oui je pense que la maternité nous vaccine forcément un peu ! Quoi qu’au début je flâner dans les magasins avec bébé Lu dans l’écharpe mais j’étais en congé mat’ !
      Je n’ai peut être pas assez cherché de vendeuse présentant plusieurs articles sur vinted pour petit Lu, c’est vrai que ça serait pour économique et écologique (un seul paquet, tout ça…).
      C’est dommage que tu ne puisses pas atteindre de ressourcerie mais il y en a assez peu selon les zones géographiques.

  • Docteur Mamangue

    Plutôt économe écolo mais je n’ai jamais été une très grande fan de shopping alors la transition est moins rude ! Pour les enfants, comme pour moi, j’essaie d’avoir quelques basiques qui vont aller avec quelques pièces plus originales et de ne pas surcharger les armoires. Bizarrement, c’est plus dur pour eux que pour moi, la faute aux cadeaux aussi !

    • Maman chamboule tout

      Je trouve aussi que c’est plus dur pour eux ! Entre les cadeaux et les trucs trop mignon que j’ai du mal à me retenir d’acheter pour petit Lu… alors que pour moi j’arrive super bien à ne pas craquer !

  • Allegretto

    Pour les vêtements j’achète presque tout d’occasion. J’ai une super braderie près de chez mois, ils ouvrent deux fois par mois alors j’achète ce que je trouve quand j’y vais. Cette façon de faire m’a permis de moins acheter : si je ne trouve pas d’occasion, je prends mon mal en patience et je n’achète pas. Souvent, je finis par trouver. Il faut juste arrêter de se dire qu’on va acheter tout de suite, parce qu’on en a envie, parce que c’est accessible…

    • Maman chamboule tout

      Oui tu as raison, c’est avant tout une gymnastique de l’esprit… arrêter de tout vouloir tout de suite prend du temps, c’est difficile mais au final je trouve cela assez libérateur !

  • Workingmutti

    Je déteste le shopping du coup, dès que j’ai pu, je me suis rabattue en quasi totalité sur le net. En ce moment, on prend aussi la tournure écolo avec les couches et les serviettes hygiéniques lavables. Les vêtements pour les enfants sont en général assez basiques et pourront donc servir aux 4 (ou tout du moins aux 3 garçons). Je redécouvre Vinted. Mais je me demande si faire venir des vêtements de toute la France est super écolo.

    Et soyons honnête, il y a aussi tout l’aspect économique. Le choix des couches lavables a été aussi motivé par un intérêt financier.

    Certaines marques sont hyper respectueuses, mais bien trop chères. Idem pour manger 100% bio et local. Malheureusement, c’est bien au dessus de nos moyens.

    • Maman chamboule tout

      Je t’envie… détester le shopping m’aurait enlever une sacrée épine du pied ! Mais je suis plutôt satisfaite de mon système de ressourcerie, j’arrive à me faire plaisir en dépensant très peu.
      Les couches lavables c’est une sacrée avancée écologique je trouve, chapeau !

  • Julia - Et maman tu deviendras.com

    Aaaaah la consommation ! Vaste sujet.
    J’crois que notre génération est largement informée de ce fléau et de la cause écologique.
    Le plus dur reste à franchir le pas et changer nos d’habitudes, bien bien ancrées parfois !
    A la maison, nous avons fait beaucoup de tri dans nos vêtements et nous en avons quasiment pas acheté cette année aussi. Tout simplement parce que nous n’en avions pas besoin !
    J’ai du mal a passer le pas pour la puce par contre, comme toi…

    En tout cas, c’est motivant et reboostant ce type d’article 🙂 Alors merci Amélie !

    • Maman chamboule tout

      Merci beaucoup Julia ! Je n’ai pas l’impression d’être tant informé que ça des ravages de l’industrie de la mode. Après j’allume peu (voir pas) la télé donc je ne me rends peut être pas compte…
      et oui, passer le pas pour les enfants est difficile…. mais ça viendra !

      • Julia - Et maman tu deviendras.com

        Ce n’est pas non plus en allumant la télé, c’est plutôt quand je me rends dans un magasin, type H&M ou Zara et que je me dis : « Tous ces vêtements sont présents dans X magasins dans le monde et ils ont tous plusieurs collections dans l’année. Cette production intensive et massive ne peut pas être saine pour notre planète… Snif » 😅

        • Maman chamboule tout

          La vérité c’est que je ne m’étais jamais fait cette réflection avant de lire, il y a deux ans, un article sur la pollution générée par l’industrie de la mode… j’admets que mon cerveau manque parfois d’efficacité ! A moins que ça ne soit l’habitude de vivre dans la consommation de masse 🤔

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