P'tits bouts de vie

ma première année de méditation : le bilan

Comme le titre de ce billet l’indique, cela fait un an que je médite chaque jour, ou presque. J’avais déjà abordé le sujet ici. Je vous racontais comment j’en étais venu à tester, approuver et aimer cette pratique et ce qu’elle m’apportait. J’ai maintenant un peu plus de recul et comme vous aviez été nombreus(e)s à commenter ce précédent billet je me suis dit que ce bilan pourrait vous intéresser. 

 

Les bénéfices de la méditation en générale

Tout d’abord, j’ai envie de vous faire un petit rappel sur tous les bénéfices offerts par cette pratique. 

Différentes études ont prouvé que la méditation limite le stress, l’anxiété et le risque de dépression

Elle favorise l’attention, la mémoire, une meilleure capacité de concentration et limiterait les effets de l’âge sur le cerveau. Des effets sur la santé physique également : une meilleure gestion de la douleur, une amélioration de notre santé cardiovasculaire ou encore une meilleure immunité

Les bénéfices de la méditation sont de plus en plus étudiés par les scientifiques, ce n’est pas tatie Jeannette qui a rédigé la liste ci-dessus. Comme il s’agit d’un résumé extrêmement succinct, si vous souhaitez en apprendre plus je vous conseille, vraiment beaucoup (c’est dire !), ce documentaire qui est une perle.  

Sinon vous pouvez également vous pencher sur cet essai  « La méditation, c’est bon pour le cerveau !  » (Odile Jacob 2019)  du professeur Steven Laureys, neurologue, directeur du Coma Science Group au CHU de Liège (Belgique).

Vous pouvez aussi aller jeter un oeil sur le site de Mathieu Ricard moine bouddhiste et docteur en génétique. J’adore cet homme, je le trouve particulièrement inspirant, j’aime ses écrits justes et puissants. 

 

Les premiers mois de pratique : au pays des bisounours

Révenons en à ma pratique à moi, non mais, c’est mon blog quand même !

Le premier effet kiss cool a clairement était la détente offerte par mes 10 minutes quotidiennes de méditation. Ce moment m’apaisait particulièrement, je me sentais à la fois sereine et en éveil (ça vend du rêve pas vrai ?), pendant ma méditation mais aussi après. 

Je crois que c’est cette délicieuse sensation de sérénité qui m’a conquise est donné envie de recommencer jour après jour, jusqu’à ce que la méditation soit ancré dans mon emploi du temps avec la même importance que le lavage des dents du matin. 

Il faut dire que c’était le printemps, puis l’été, que je méditais presque tous les jours dehors, bercée par le pépiement des oiseaux. A cette époque je pratiquais uniquement la médiation dite “libre”, c’est à dire sans m’appuyer sur une voix pour me guider. Je me contentais de me concentrer sur mon souffle en me répétant un mantra de mon choix.   

 

La découverte des méditations guidées 

Puis l’automne, la pluie, le froid et la grisaille se sont invités dans mon quotidien. Je ne pouvais plus méditer dehors mais j’avais des difficultés à m’adonner à cette pratique à l’intérieur. Comme je médite le matin, quand tout le monde dort encore, je m’installe dans le salon. Les ronflements  du chien (mon cavalier king charles doit être croisé avec un cochon), le tictac de l’horloge et le ronronnement du frigo m’énervaient. Dans la maison j’avais l’impression d’étouffer et de ne pas pouvoir me concentrer. C’est à ce moment là que j’ai décidé de tester l’application Petit Bambou (ce billet n’est, malheureusement, toujours pas le fruit d’un partenariat).  

J’ai débuté par le programme d’essais gratuit (ce n’est pas que je sois une pince mais bon…). J’ai été conquise par les méditations guidées qui m’aidaient à me concentrer et j’ai vite renoué avec le plaisir de méditer. Je me suis donc abonnée à Petit BamBou pour 6 mois, cela m’a coûté 42€ et pour être honnête j’ai rarement aussi bien dépensé mon argent !

Au fil des programmes de méditation proposés par l’application j’ai allongé mon temps quotidien car il y a assez peu de séances de 10 minutes. Je suis passée à 15, puis 20 minutes par jour. Je pense qu’avec mes 20 minutes actuelles je suis au maximum du temps que je peux y consacrer le matin sans trop empiéter sur ma nuit de sommeil (je suis une grosse dormeuse). Mais je n’exclue pas, pendant les week-ends et vacances d’allonger un peu ce temps. J’adorerais méditer deux fois par jour mais pour l’instant cela n’entre pas dans mon emploi du temps, peut-être quand petit Lu sera plus grand…

 

De nouveaux horizons

Avec les méditations plus longues sont aussi arrivées des périodes d’inconfort. Des douleurs physiques au niveau de mon dos fragile par exemple. 

Au fur et à mesure que je me familiarise avec cette pratique je ressens de mieux en mieux les tensions dans mon corps ce qui peut rendre certaines séances plus difficiles. Mais je réussis aussi, en me concentrant sur les zones sensibles, à « évacuer » les tensions qui s’y nichent (parfois il me faut plusieurs séances). 

La meilleure illustration de ce phénomène s’est produite il y a deux mois, juste avant le début du confinement. J’avais beaucoup de remontées acides (cela durait depuis plusieurs mois) et en faisant mon body scan j’ai très clairement ressenti une énorme bouffée d’angoisse au niveau de l’estomac, elle m’a terrassé. J’avais l’impression de ne plus pouvoir respirer tant c’était violent. Je me suis concentrée plus particulièrement sur mon estomac durant les séances suivantes (je dirais 5 ou 6) et la sensation s’est apaisée pour finir par disparaître complètement. Depuis je n’ai plus de problème gastrique sauf si je mange vraiment très gras. 

J’essaie également de travailler sur les douleurs de dos qui m’embêtent vraiment au quotidien mais pour l’instant il y a peu de résultat.

Je tiens à préciser que, bien entendu, la méditation ne remplace pas un suivi médical adéquat pour les pratiquants atteints de pathologies graves, mais je pense que cette pratique peut contribuer à soulager et contrôler beaucoup de maux. 

 

Les effets sur ma vie quotidienne

Sur mon caractère 

Comme je l’avais évoquée dans mon premier billet sur la méditation, je suis plus sure de moi, plus patiente et bienveillante. Ce n’est pas magique, mais au fil du temps je remarque des changements, j’ose exprimer des avis que je taisais avant, j’ose défendre mes points de vu et j’ai moins peur des conflits. Même si je ne les provoque pas, je reste calme et sure de moi quand je pense avoir raison, j’ose me défendre alors qu’avant j’étais prête à tout pour voir l’orage passer. Je dirais que j’assume mieux d’être moi même tout en assumant également mieux mes erreurs. 

Sur ma relation à la vie

J’ai pour habitude de toujours me projeter dans le futur. J’aime prévoir et organiser le futur à un tel point que j’en oubli souvent que le seul moment qui compte vraiment et qui soit bien réel est le présent.

Depuis quelque temps je remarque de plus en plus les vagabondages inutiles de mon esprits qui me fatiguent et me font oublier de profiter de chaque instant. Il y a comme un petit déclic dans ma tête et je me rappelle que je dois vivre l’instant présent. Cela m’arrive de plus en plus, je m’exerce alors à faire le plus de choses possibles en conscience tout en tentant de faire cesser le petit vélo dans ma tête. Je n’y arrive pas toujours complètement mais le déclic est bien là. Je suis plus contemplative, plus lente mais en même temps plus efficace car je mon esprit vagabonde moins. 

Une connexion aux autres et à la nature plus puissante

Je travaille souvent, durant mes méditations, à ma connexion aux autres humains mais également à la nature en générale. J’ai l’impression d’en ressentir les bienfaits dans mes relations humaines qui sont généralement apaisées et de plus en plus bienveillantes. J’arrive de mieux en mieux à suspendre mon jugement, pour la reine des commérages et des jugements à l’emporte pièce que j’étais c’est une grande victoire.

 

Pourquoi je médite ?

C’est une question qui revient souvent dans les méditations guidées, et pour cause, la réponse évolue et s’approfondit au fil de la pratique. Je pense que c’est la première question à se poser lorsqu’on débute, que souhaite-t-on atteindre par la méditation ?

Au début j’étais simplement très curieuse et je sentais que cette pratique pouvait m’offrir une opportunité unique de m’améliorer en tant que personne. Maintenant que j’ai compris que c’était vraiment le cas j’ai très envie de continuer parce que je sens que le cheminement extrêmement riche que je viens à peine de débuter à des découvertes passionnantes à m’offrir et peut m’apprendre énormément sur moi et le monde.

Je vais conclure ce bilan, déjà particulièrement long, sur cette question que je vous invite à vous poser si vous souhaitez vous lancer. Si il y a bien une chose que j’ai compris c’est que rien n’est immuable, que tout évolue à chaque instant et que chacun peut changer si il le souhaite en empruntant ce chemin.

***

Et vous, déjà adepte ? Des expériences de méditation à partager en commentaires ? Sinon ai-je réussi à vous donner envie de tenter ?

 

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18 commentaires

  • Dinette & Paillettes (Maman Pétille)

    J’ai découvert la méditation lors de ma précédente grossesse… une véritable bulle de bonheur. Malheureusement je n’arrive pas à être aussi régulière que je le souhaiterais.
    Je n’ai d’ailleurs toujours pas testé « Petit Bambou » ! Merci pour la piqûre de rappel…

    • Maman chamboule tout

      Ça doit être chouette de pratiquer enceinte ! J’imagine qu’avec tes filles qui se lèvent à l’aube ce n’est pas évident de te lever avant elles pour pratiquer. Peut-être le soir quand l’Homme costaud rentre ?

      • Dinde de Toi

        J’adore Arte donc je vais regarder ton documentaire, peut être que cela me fera changer d’avis. J’ai déjà tenté les cours de yoga et ce fut un grand échec. Pour moi le meilleur apaisement c’est d’être en pleine nature, la mécanique très répétitive de la marche à pied tout en s’oxygénant permet de se perdre dans une sorte de méditation, comme coupé du monde.

        • Maman chamboule tout

          Tu verras, il est super bien fait !
          La marche en pleine nature, si tu te concentre sur ton mouvement et le moment présent, est aussi une forme de méditation. De nombreux méditants la pratique !

    • Maman chamboule tout

      Ça fait parti du truc je crois, accepter de ne rien faire, d’avoir l’impression de perdre son temps même s’il n’en est rien. J’ai l’impression que pour vraiment commencer et se rendre compte des bénéfices il faut se donner un objectif de nombre de séance, de régularité et de temps. Je m’étais dis « j’essais une semaine, 10 minutes par jour et on verra bien », un an après j’y suis toujours !

  • Nanakie

    Comme je l’avais déjà dis, je n’arrive pas à tenir concentrée lors d’une méditation : mon esprit ne sait pas rester focus et je trouve toujours autre chose à songer (à défaut d’être hyper-active, j’ai certainement un trouble de l’attention…). Ton expérience a l’air enrichissante et c’est génial ! Ça va dans la même mouvance que ta transition écologique je trouve 🙂

    • Maman chamboule tout

      Je n’y arrive pas toujours non plus, je crois que le premier pas c’est de l’accepter. Mais comme le souligne Dinde de toi il y a d’autres façon de méditer !
      Je crois en effet que les deux sont liés, je dirais même les trois : la maternité, l’écologie et médiation, comme un nouveau chemin…

  • Maëliss Layeux

    J’ai fait deux fois le cycle de 8 semaines avec Ilios Kotsou… cela m’a fait réellement du bien.

    J’utilise régulièrement ma pratique au quotidien, quand je stresse avec les enfants (ou autres). Quand je dois mettre mes enfants au lit, et qu’ils ne s’endorment pas quand cela m’arrangerait, je fais un scan corporel, ça me permet de lâcher prise. D’être là. Et puis tous ces moments du quotidien dont je profite pleinement en me concentrant sur l’instant présent en faisant une météo intérieure… Le pied! Je l’intègre aussi dans mes accompagnements de femmes enceintes, de parents.

    J’aimerais par contre me lever comme toi avant ma famille pour vraiment me faire une méditation de 20 min… mais je ne le fais pas, pas encore en tout cas! 😉

    • Maman chamboule tout

      Je le fais aussi souvent quand petit Lu met du temps à s’endormir et que je commence à m’énerver, c’est plutôt efficace !
      Tente le lever avant les autres, tu verras ça pique le premier jour mais c’est tellement agréable que ça te motive quand le réveil sonne.
      Je trouve ça très chouette d’intégrer la méditation dans ton accompagnement des familles, ça me semble être un vrai plus.

  • Marine

    Super ton retour ! Ca a vraiment l’air de te faire un bien fou. Je me suis mise à faire 5 minutes de méditation avant de dormir, juste en me concentrant sur ma respiration et en essayant de chasser le « petit vélo ». C’est vrai que ça fait du bien. Je suis aussi persuadée que ça peut aider à défaire les tensions qui aiment se nicher un peu partout dans notre corps…

    • Maman chamboule tout

      C’est déjà bien 5 minutes avant de dormir, je pense que ça permet un sommeil plus apaisé.
      C’est certain, la méditation aide à détendre les tensions, elle minimise aussi surement leur apparition.

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