J’avais rapidement effleuré le sujet quand je vous ai parlé de la réussite de mon allaitement dans laquelle ma sage-femme est pour beaucoup. Aujourd’hui, j’ai envie d’approfondir ce thème avec vous. Je pense qu’un bon accompagnement joue un grand rôle dans la grossesse, mais également dans les premières semaines suivant la naissance.

Je tiens à préciser que j’évoque ici le suivi par une sage-femme libérale. En effet, un suivi par une sage-femme de la maternité où l’on souhaite accoucher est sensiblement différent. Elle ne pratique pas les visites post partum. En revanche, certaines sage-femmes libérales peuvent accoucher leurs patientes si elles dépendent d’une maternité proposant un plateau technique.

 

Pourquoi une sage-femme ?

Tout simplement parce que c’est le métier de la sage-femme de suivre les grossesses mais aussi le post partum. Je ne mets pas en doute les compétences des gynécologues, c’est même parfois nécessaire d’y avoir recours en cas de grossesse à risque. Mais le gynécologue obstétricien se contentera de suivre le côté médical de la grossesse et après c’est le néant total. Alors que le rôle de la sage-femme va bien au delà de cet aspect.

 

Une relation à dimension humaine

À la surveillance médicale de la grossesse s’ajoute une dimension humaine très importante, car la sage-femme, en plus de voir ses patientes chaque mois pour le suivi de grossesse, pratique également les cours d’accouchement.

Il s’agit tout de même de 8 séances qui durent entre 1h30 et 2h (les miens dépassaient souvent les 2h !). On y aborde le thème de l’accouchement même si, soyons honnête, ça ne s’apprend pas ! Mais cela permet au moins d’arriver au jour J en sachant ce qui se passera en nous, comment bébé descendra dans le bassin, quels sont les mécanismes physiologiques qui se mettront en place tout au long de l’accouchement. Dans mon cas, cela m’a beaucoup rassuré de savoir “à quelle sauce j’allais être mangée”. Malgré l’intitulé, on ne parle pas que accouchement dans ces cours. Il est également question d’allaitement, des difficultés liés au pleurs des bébés et à leur gestion, de relaxation, …

C’est durant le cours concernant l’allaitement que j’ai appris tous les rudiments qui m’ont permis de bien démarrer le mien, mais surtout de le faire en ayant confiance en moi. Durant ces nombreux moments que l’on passe avec sa sage-femme, une relation de confiance naît. Elle apprend à nous connaître et cela lui permettra de nous aider face aux éventuelles difficultés qui nous attendent.

Au travers de la consultation prénatal avec les deux parents, elle s’assure également qu’ils sont à l’aise avec les nouvelles responsabilités à venir et répond à toutes leurs questions, sans oublier d’aborder l’aspect psychologique.

 

Le suivi post partum

L’énorme avantage lorsque tout le suivi de grossesse a été réalisé par une sage-femme c’est qu’on ne se retrouve pas seul après la naissance de bébé. Combien de femmes témoignent de la difficulté, après avoir été suivies de près durant la grossesse, de se retrouver sans aucun accompagnement à l’arrivée de bébé ? La sage-femme est habilitée à rendre visite à sa patiente dès son retour à son domicile et aussi souvent que nécessaire avec une prise en charge à 100% par la sécurité sociale durant les 12 premiers jours, mais également durant plus longtemps si besoin. C’est donc à ce moment là qu’elle peut intervenir pour pallier à toutes sortes de difficultés, qu’il s’agisse de bien positionner un bébé au sein ou de vérifier la bonne guérison d’une déchirure.

Certe, il existe maintenant le PRADO, un système permettant de bénéficier d’une à deux visites de sage-femme à domicile après l’accouchement. Mais dans ce cas la patiente et la sage-femme ne se connaissent pas.

La sage-femme est également habilitée à réaliser un suivi médical parallèle à celui du médecin sur les bébés allaités durant la première année. Cela évite d’emmener l’enfant chez le docteur en dehors des visites obligatoires, des vaccins et bien sur des maladies. Personnellement, je déteste emmener bébé Lu chez le docteur, la salle d’attente est toujours pleine de gens malades (normal, me direz-vous !).

 

Le suivi par une sage-femme est donc bien différent d’un suivi purement médical. ll s’agit de la création d’une relation de confiance entre une future maman et un professionnel de santé qui sera à l’écoute des problèmes physiques, mais également psychologiques et émotionnels, que rencontre sa patiente. Il me paraît impératif de se sentir à l’aise et de lui faire totalement confiance. Il se passe tellement de choses dans le corps, mais aussi dans la tête des femmes enceintes et des jeunes mamans que cet accompagnement me paraît nécessaire au bon déroulement de ces moments si particuliers de nos vies de femmes, mais aussi de parents. À aucun moment durant ma grossesse et après la naissance de bébé Lu je ne me suis sentie abandonnée. Ma sage-femme a toujours su m’accompagner et me rassurer, répondant parfois à un message d’angoisse à 21h parce que bébé Lu avait la langue toute blanche (en fait c’était juste du lait !). Je ne dis pas que sans elle ma grossesse et mon accouchement se seraient mal passés, mais je pense que je n’aurais pas été aussi sereine.

Suivez maman chamboule tout !

4 thoughts on “L’importance de se sentir en confiance avec sa sage-femme”

    1. C’est exactement ce que j’ai fait aussi ! Ma sage femme s’occupe de mon suivi gyneco et même du suivi parallèle de bébé Lu !

  1. Très intéressant comme article j’espère que ça en renseignera plus d’une sur les SF, quel est leur rôle pendant et après la grossesse!

    1. Merci Emeline pour ton commentaire ! C’est vrai que c’est un métier assez peu connu tant qu’on a pas été enceinte. Mais ça me paraît tellement important que j’ai eu envie de le faire connaître !

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