Durant ma grossesse, j’ai lu beaucoup de témoignages sur les difficultés liées à l’arrivée d’un enfant. De la grande majorité d’entre eux ressortait toujours la même chose. Les débuts sont terriblement difficiles, des difficultés qui semblent parfois même insurmontables aux parents. Des pleurs, énormément de fatigue et peu de plaisir, c’est donc le bilan de la plupart des témoignages. C’est à cause de ces témoignages (ou grâce, c’est à vous de voir) que j’ai eu envie de vous livrer mon expérience, radicalement différente !

Attention, que les choses soient bien claires, en aucun cas je ne me permets de porter de jugements sur toutes les familles dont les débuts ont pas été roses comme le mien. Je suis tout à fait consciente que ce n’est pas toujours facile, loin de là, que chaque parent gère la fatigue et la douleur de manière différente, que chaque bébé est unique et chaque situation également. Mais cette énorme quantité de témoignage de débuts (très) compliqués m’a donné envie de dire à tous les futurs parents qu’il peut aussi y avoir des débuts faciles, je dirais même merveilleux. Sans pleurs et sans stress, qui resteront gravés dans les souvenirs des parents comme des moments magiques. Si à ce niveau de lecture vous n’avez pas compris que j’ai adorééééé les premiers jours avec bébé Lu…

J’ai eu la chance d’avoir une grossesse géniale : très peu de nausées, pas trop de prise de poids, quelques douleurs de dos et de côtes mais rien d’insurmontable. Mon accouchement s’est aussi plutôt bien déroulé, à part un coup de stress car bébé Lu avait voulu se faire un cache col avec le cordon et que, du coup, son rythme cardiaque ralentissait. Mais comme ça a été très rapide, le stress à finalement été aussi de courte durée. Je l’ai dis, toutes des situations ne se ressemblent pas et j’ai conscience d’avoir eu de la chance. Je n’ai pas eu beaucoup de douleurs post partum. Quelques contractions quand bébé Lu commençait à téter les premiers jours, quelques picotements au niveau de l’épisio mais rien de plus. En revanche, je nageais dans une espèce de béatitude perpétuelle. Je me sentais merveilleusement bien, presque shootée (aux hormones je pense). Peut-être est-ce la fréquence et la durée des tétées qui m’a plongé dans ce flot d’hormones de bien-être, en tout cas je n’ai pas le souvenir d’avoir été un jour aussi heureuse que durant les premiers mois de vie de mon fils. Je ne me lassais pas de le regarder, moi qui avais peur de ne pas le trouver beau (je l’avoue, en général je trouve rarement les bébés beaux) j’étais en extase devant son petit minois. Les heures qu’il passait à téter contre moi me comblaient. J’ai eu la chance de ne jamais découvrir ce qu’est une crevasse, ça aide !

Le personnel médical de la petite maternité ou j’ai accouché était au petit soin. Je n’ai pas regretté d’avoir écouté ma sage-femme qui m’a orienté vers une maternité coocooning étant donné que je n’avais aucun soucis de santé, plutôt que vers une grosse maternité de niveau 3. Certe, niveau allaitement chacun y allait de son conseil (la plupart du temps différent de celui d’avant, hein !). Mais, ayant une totale confiance en ma sage-femme, j’ai décidé de faire comme elle m’avait appris et comme je le sentais,et tout s’est merveilleusement bien passé.

J’ai eu la chance de ne pas connaître la deuxième nuit “java”, dont on m’avait parlé. Toutes les nuits de bébé Lu ont été calmes. Dès que je le sentais s’agiter un peu je le mettais au sein et je somnolais durant la tétée, puis il se rendormait sur moi (il n’a pas passé beaucoup de temps dans son aquarium en plexiglass). Nos rythmes se sont naturellement synchronisés, en début de nuit il dormait toujours au moins 4 h d’affilés (c’était le bon temps !) ce qui me permettait de bien récupérer avant la première tétée nocturne. Cela dit il n’a jamais tété plus de deux fois dans la nuit avant ses 7 mois. Le matin nous nous rendormions en peau à peau assez tard, ce qui fait que j’étais plutôt bien reposée. Sauf quand les auxiliaires venaient nous réveiller à 7h30 pour le bain ! Quoi ?! mais moi je ne sors pas du lit avant mon petit dej !

Le retour à la maison s’est tout aussi bien déroulé. Nous avons gardé notre rythme de nuits sereines et de grasses matinées. Papa d’amour et moi arrivions même à nous en sortir pas trop mal au niveau des tâches ménagères !

Tout mon congé maternité s’est déroulé sur le même ton. Des merveilleux moments avec mon bébé, des tétées à n’en plus finir, des siestes calins et des promenades en écharpes, c’est devenu ma définition du bonheur. La naissance de mon fils ‘a fait découvrir des sensations que j’ignorais jusqu’alors. Je ne savais pas que je serais si heureuse à materner à la maison. Je ne savais pas à quel point l’amour que l’on ressent pour un si petit être peut nous transformer. Et je suis devenue une maman chamboulée… mais dans le bon sens du terme, hein !

Suivez maman chamboule tout !

2 thoughts on “Les débuts avec bébé”

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