Aujourd’hui je laisse de côté l’allaitement et l’éducation pour aborder un sujet qui ne concerne que les femmes : le périnée (même si j’ai appris que les hommes en ont un aussi, mais je les laisse s’en occuper eux même !).

Avant d’être enceinte, dans ma petite tête, le périnée c’était “juste” le muscle qui aide à faire sortir bébé et qu’on rééduque après l’accouchement, et puis… et bien c’est tout. Je n’avais jamais pensé qu’il permettait tout de même de maintenir nos organes en place.

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Quand je vous disais que c’était un grand inconnu !

Mais c’est quoi, un périnée ?

Voici la définition que notre ami Wikipédia (wiki pour les intimes) nous donne :

Le périnée (du latin : perineum, autour des voies évacuatrices) est la paroi inférieure du pelvis, fermant le détroit inférieur, et diffère entre l’homme et la femme.

Chez l’homme, il contient l’extrémité inférieure de la voie digestive, et seulement une partie des voies urinaire et génitale.

Chez la femme, il contient l’extrémité inférieure des voies digestive, urinaire et génitale.

Comprenons donc qu’il contient, mais également maintient, une bonne partie de nos organes.

Alors, peut-être mérite-t-il un peu d’intérêt ?

Je ne sais pas vous, mais moi personne ne m’en a parlé avant ma sage-femme. C’est grâce à la préparation à la naissance et à la rééducation qui a suivi mon accouchement que j’ai appris à faire connaissance avec lui, alors qu’on se côtoie tout de même depuis 31 ans ! J’ai appris à le remuscler puis à en prendre soin au quotidien en adoptant des habitudes toutes simples, mais je trouve ça dommage d’avoir attendu si longtemps.

Pourquoi est-ce dommage ?

Parce que ce muscle est essentiel à notre bonne santé et peut nous éviter bien des désagréments si on en prend soin. En faisant des recherches et en discutant avec ma sage-femme j’ai découvert que le problème de fuites urinaires est très répandu, et à partir d’un âge bien moins avancé que ce que j’imaginais (je ne vous avais pas promis du glamour !). Apparement un tiers des jeunes femmes de moins de 20 ans en souffrent au cours de leurs efforts physiques et c’est encore pire pour les grandes sportives. Vous imaginez qu’une nénette sur deux qui tape dans la balle comme une dératée, à grand renfort de grognement, sur les courts de Roland Garros, fait quelques gouttes dans sa culotte à chaque coup de raquette ? Et pourtant, jamais personne ne nous a appris comment contracter notre périnée pendant les séances de sport.

On voit des tas de campagne de prévoyance pour la vaccination, contre le tabagisme et j’en passe mais personne ne semble s’être jamais dit, au lieu de vendre des serviette Téna on va traiter le problème à la source et apprendre les bons gestes aux jeunes filles (ben oui mais de quoi vont vivre les vendeurs de Téna alors ?!). Je ne sais pas si vous vous en êtes aperçus mais ces dernières années les campagnes de pub pour les protections contre les fuites urinaires sont de plus en plus nombreuses.

Les fuites urinaires sont le premier symptôme et le plus connu mais il peut également s’ensuivre la non moins glamour descente d’organe ! Et alors ça peut se finir en opération pour poser un filet de rétention (comme sur les montagnes qui perdent des cailloux, oui, oui !).

Et côté grossesse et accouchement ?

Durant la grossesse le périnée est mis à rude épreuve. Il subi la pression du poids du bébé, du placenta et de l’utérus. Il est donc important d’attaquer la grossesse avec un périnée en forme !

Durant l’accouchement il subit à nouveau une très forte pression pendant toute la descente du bébé. Viens enfin le moment ou le bébé doit franchir ce dernier passage. C’est celui que les femmes redoutent tant avec tous les risques de déchirures ou d’épisiotomies qu’il engendre. Il faut savoir que plus le périnée est souple et tonique et mieux il s’étirera pour laisser passer le bébé. La tonicité de ce muscle est donc primordiale dans la prévention des déchirures. Pour cela il est possible de travailler en amont de la grossesse puis durant la grossesse avec des petits exercices tout simples à faire au quotidien. Mais il faut être au courant, on en revient donc à nouveau à la prévention et au secret qui semble régner autour de notre périnée !

Le petit bonus ?

Et bien le petit plus et d’ordre sexuel, alors là vous vous dites, elle se lâche carrément maman chamboule tout ! Honnêtement, vous n’avez pas vu une différence avant/après la rééducation du périnée ? Parce que moi si, et je ne suis pas la seule d’après mes copines ! La rééducation nous apprend comment contracter les différentes zones du muscle et si on est un peu curieuse et qu’on expérimente durant les calins ça donne des trucs très sympas !

Pas facile d’illustrer un article sur le périnée avec des photos de mon fils et comme ma sage-femme utilisait souvent l’image du lotus en rééducation…

Ce muscle nous appartient et il joue un rôle important dans bien des facettes de notre féminité. Je pense qu’il est temps d’en prendre conscience, d’en parler autour de nous et d’apprendre à le connaître. Non pas pour faire couler les vendeurs de protections féminines anti-fuite urinaire mais pour nous permettre, ainsi qu’aux générations futures, d’être en meilleure santé. Fut un temps où les femmes travaillaient beaucoup accroupies, ce qui est idéal pour la tonicité du périnée, mais comme maintenant ce n’est plus le cas il faut que nous prenions l’habitude de prendre soin de ce petit muscle et que nous apprenions à nos filles à le faire à leur tour. Alors certes, je ne vous ai pas dévoilé d’exercices dans cet article (et puis je n’en ai pas les compétences, au passage… ) car mon but est surtout de sensibiliser mais on trouve facilement plein de bons conseils auprès de sage-femmes compétentes.

Aller hop, la révolution du périnée est en marche !

Et vous, aviez-vous entendu parler du périnée dans d’autres conversations que celles liées à l’accouchement ? Connaissiez-vous l’importance de ce muscle avant vos grossesses ?

Suivez maman chamboule tout !

13 thoughts on “Le périnée, ce grand inconnu…”

  1. Perso j’ai entendu parler du périnée lorsque j’ai débuté le Pilates, bien avant ma grossesse… une discipline idéale pour le mobiliser et le muscler en douceur ! Mais pour ma part la rééducation ne fut pas simple et rapide … il avait prit cher, mon périnée, on dirait !

    1. Je n’ai jamais fait de Pilates et je ne connaissais que de nom mais je trouve ça génial un sport où on apprend à travailler le périnée en douceur ! Moi que ce soit le sport au lycée ou le judo-jujitsu après on ne m’en a jamais parlé !
      Je sais que la rééducation peut être longue et difficile selon les cas…

    1. Merci Charlotte ! Je ne sais pas si je suis compétente pour parler des bons exercices à faire mais je peux quand même faire de la sensibilisation !

  2. Jamais entendu parler avant ma grossesse! Et je dois avouer un truc… Je n’ai même pas fait la rééducation.
    Je me suis cachée derrière plusieurs prétextes: accouchement très rapide, zéro fuite et voilà…[Part se cacher]

    1. En effet tu peux te cacher, non mais, mauvaise élève 😉
      La prochaine fois (car je suis persuadée qu’il y en aura une ❤️) il ne faudra pas y couper pour ne pas finir comme les joueuses de Roland Garros !

    1. Comme quoi en en prenant soin on peut éviter pas mal de désagréments ! Moi aussi j’ai fait bien attention mais j’ai eu l’episio quand même 😩 pourtant au début de l’accouchement la sage-femme m’avait dit qu’il n’y en aurai pas besoin… mais comme le cœur de bébé ralentissait et qu’il fallait qu’il sorte vite je n’ai pas eu le choix (cela dit finalement c’était bien moins douloureux que ce à quoi je m’attendais). En revanche la rééducation a quand même était facile !

  3. Clairement on ne parle pas assez de ces muscles qui sont pourtant essentiels dans la vie d’une femme :). Mais bon ça ne va pas avec la femme rose dont ne sortent de son corps que des paillettes et des arcs en ciels .. Pour le vivre actuellement, il est méga important de s’occuper de ce muscle au risque d’avoir de sacré surprise à la ménopause. Mais je ne savais pas du tout que cela posait problème pour les grandes sportives !

    Il y’a encore pleins de femmes à quoi ont dit que la rééducation du périnée n’est pas nécessaire après une césarienne. Foutaises !

    1. Oui c’est certain que ça ne colle pas avec l’image de la femme qui doit toujours être glamour mais bon, les serviettes Tena à ce niveau là c’est quand même pas top 😂
      C’est vraiment n’importe quoi de dire à une femme qui a eu une césarienne de ne pas faire de rééducation, elle a tout de même porter le poids de l’enfant durant 9 mois et son périnée à morflé !

  4. Mmmmh… Pas fait la rééducation non plus (d’ailleurs je me sens moins seule).
    Hors de question pour moi de me faire tripoter. Je ne suis pas un morceau de jambon.
    J’ai un rythme de vie actif, un métier où je suis obligée de me remuer dans tout les sens et je me dis souvent que la rééducation c’est surtout valable pour ceux assis à longueur de journée. Et pareil pendant ma grossesse je me suis beaucoup bouger.
    Je peux me tromper bien sûr 😛 mais reste que c’est no way pour moi.

    1. Ça ne m’étonne pas de toi chère Dinde ! En fait tu ne te fais pas forcément tripoter. Moi je n’ai pas eu de sonde électrique ou ce genre de chose. Juste des exercices à pratiquer plusieurs fois par jour et des conseils pour adopter de bonnes habitudes, ma sage femme n’est pas une adepte des touchers vaginaux si ce n’est pas nécessaire ! Je n’avais jamais pensé au fait que certaines femmes ne veulent pas faire la rééducation pour ne pas être tripoté, tu m’ouvres un nouveau champ de réflexion 😉

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