motricité libre
La motricité libre permet de s’essayer au jardinage

Ah, la motricité libre… je ne vous fais pas de topos concernant le sujet, le nom parle de lui-même, et de toute façon il faudrait vivre dans une grotte pour ne pas en avoir entendu parler en étant jeunes parents.

À la naissance de bébé Lu cette idée me plaisait, jeune maman innocente que j’étais ! Laissons donc vaquer le rejeton à ses occupations pour qu’il puisse découvrir tranquillement le monde qui l’entoure. Mais dans les faits, j’ai trouvé cela beaucoup plus compliqué !

Certes, tant que bébé ne se déplace pas ça paraît plutôt simple. Et bien, dans notre cas, même pas ! L’un des principes fondamentaux de la motricité libre étant de ne jamais mettre bébé dans une position dans laquelle il ne peut se mettre seul, ça coinçait déjà ! Bébé Lu étant de nature très curieuse et souhaitant se redresser pour voir partout, dès ses 4 mois il voulait absolument être debout lorsqu’on le mettait sur nos genoux. Il gigotait dans tous les sens et couinait jusqu’à obtenir ce qu’il souhaitait. Il ne supportait pas non plus d’être allongé plus de 5 minutes sur le tapis d’éveil. Il voulait être assis ! Donc, même si on connaît le principe, au bout d’un moment on craque ! Soit il pleure, ce qui, à mon sens, est encore pire, soit on craque… je vous laisse deviner ce qui s’est passé. Et même le personnel de la crèche à craquer !

Cela ne l’a pas empêché d’apprendre à marcher à 4 pattes et c’est là qu’on a atteint le niveau supérieur de complication ! Je ne pensais pas qu’il pouvait y avoir autant de danger et de choses fragiles chez nous. Déjà nous habitons dans une maison pleine de marches, cela n’aide pas ! Ensuite nous avons du carrelage, c’est pas super quand bébé se cogne la tête et en plus c’est froid ! Je passe sur les poils de chiens qui traînent partout même si on passe l’aspirateur tous les jours. Pour couronner le tout, j’ai l’impression que nous avons choisi les meubles sur lesquels il y a le plus d’angles dangereux de la grande boutique au logo jaune !

Mais pas de panique, il existe des protections adhésives pour les angles, donc direction le magasin de puériculture le plus proche. Sauf que dès l’installation bébé Lu a trouvé que ces petits bouts de plastique transparents étaient super rigolos ! Je pense qu’ils n’ont pas tenus en place plus de 3 jours…

À ce moment là je me suis souvenue que dans un coin de la buanderie traînait le parc qu’une copine m’avait donné… et bien finalement il est super utile ce parc ! Bien sûr, bébé Lu n’y passe pas beaucoup de temps. Si il y fait deux petits tours d’à peine 10 minutes chacun dans la journée c’est le bout du monde. Mais quand nous ne pouvons pas avoir un œil sur lui (les deux en fait !) c’est tout de même très sécurisant. En plus, cela n’a pas l’air de le déranger. Je peux déplacer le parc près de moi car il est sur roulettes. Quand je fais à manger et que le four, qui est à son niveau ( sinon ce n’est pas drôle ) est chaud, je le laisse dans son parc tout près de moi et je lui explique ce que je suis en train de faire.

Dans la plupart des articles que j’ai lu, les parents n’avaient pas l’air d’avoir autant de mal que nous avec la motricité libre. Ils “sécurisaient” le salon et voilà. Je ne sais pas trop ce que cela signifie dans les faits mais je trouve tout de même très difficile d’appliquer la motricité libre complète. Peut être ai-je trop peur qu’il se blesse ou tout simplement n’avons nous pas la maison adaptée ?

motricité libre
On passe de la chaise haute à la cheminée (presque) sans les mains !

Le dernier point de la motricité libre avec lequel je ne suis pas en accord est le fait de ne pas faire marcher bébé en le tenant par les mains. Cela nuirait à sa confiance en lui puisqu’il se dit qu’il peut y arriver avec l’aide de quelqu’un d’autre mais pas seul.

C’est en observant bébé Lu jouer avec les plus grands de la crèche que j’ai remarqué que ses camarades l’aidaient justement à marcher de cette façon là. C’est donc quelque chose d’inné, pour les enfants, de prendre un plus jeune par les mains pour l’accompagner dans son apprentissage de la marche. Certes, je ne suis pas psychologue, mais j’ai tout de même l’impression qu’aider quelqu’un à faire ce qu’il ne réussi pas encore à accomplir seul n’est pas forcément néfaste. Je pense que le geste de ses camarades peut lui apprendre à faire confiance aux autres. En effet, il faut une certaine dose de confiance pour se lancer, alors qu’on ne sait pas encore marcher, juste tenu par deux autres petites mains. Ce geste lui inculque également l’importance de l’entraide et lui donnera, j’espère, envie de faire de même pour d’autres personnes. J’avoue ne pas le faire car mon dos n’aime trop cette position mais si d’autres personnes se font charmer par la frimousse de mon bébé je les laisse se casser le dos !

 

Suivez maman chamboule tout !

2 thoughts on “La motricité libre, dans les faits…”

  1. Bon je vis dans une grotte, je n’avais jamais entendu parler de motricité libre ;). Mais en fait c’est ce qu’on pratiquait chez nous sans le savoir, et pareil à la crèche. Samuel nous fait la même chose. Il veut être assis et debout et pas autre chose. Alors on essaie de le laisser se redresser seul quand il est sur nous (et qu’on peut s’assurer qu’il ne va pas tomber). Le plus dur sera quand il pourra se déplacer avec ses frères plus âgés mais pas tant que ça. Deux sources de danger ambulantes 😉

    1. Oups… désolée pour la grotte 😉
      Au final on a pas besoin de savoir ce que c’est pour le pratiquer ! Parfois on théorise un peu trop le naturel ! Mais pas facile quand même de ne pas avoir peur que nos mouflets ne se fassent mal !

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