culture de l'allaitement
La tétée debout vous connaissez ? Je n’avais que ça en stock sur le thème 😉

La culture de l’allaitement… Mais qu’est ce qui se cache derrière ce titre ? Cet article je le souhaite communautaire et j’aimerais énormément que vous m’expliquiez, en commentaire, si la réflexion sur cette fameuse culture de l’allaitement vous paraît juste ou si pour vous c’est différent !

Allez, je me lance ! Cette idée d’article à pointé le bout de son nez après une discussion avec ma sage-femme (en plus d’être géniale en tant que professionnelle elle m’inspire des articles, merveilleux non ?)

Nous discutions donc allaitement et plus principalement des raisons qui poussent, ou non, les femmes à allaiter. Je lui expliquais donc que ma mère avait allaité chacun de ses 4 enfants. Comme je suis l’aînée je l’ai donc souvent vu avec un rejeton accroché au sein. De ce fait, l’allaitement est pour moi naturel. Ma belle-mère (la femme de mon père) a également allaité mon petit frère. Encore une fois j’ai donc été témoins d’un allaitement. Voir des femmes vivre avec des petits bébés au sein, manger en allaitant, jouer avec moi et me faire faire mes devoirs, toujours en allaitant, est sûrement à l’origine de cette “vulgarisation” de la tétée. J’emploie le terme vulgarisation à son sens premier : “faire partager des connaissances au grand public”, nous dit le dictionnaire. Et bien c’était tout fait ça. J’ai le souvenir d’avoir posé quelques questions techniques concernant les tétées et on m’a toujours expliqué comment cela se passait pour le bébé et la maman. J’étais donc le fameux “grand public” et les femmes de mon entourage diffusaient leurs connaissances. Et ce en répondant à mes questions mais aussi, et surtout, à travers leurs gestes du quotidien en lien avec le sujet.

C’est très certainement grâce à cette habitude culturelle familiale que lorsque ma sage femme m’a demandé, avant la préparation à la naissance “souhaitez-vous allaiter ?” Que j’ai répondu oui sans réfléchir. Pour moi, la question ne se posait même pas.

C’est plus tard, en me demandant pour quelles raisons certaines femmes ne souhaitaient pas allaiter que j’ai réalisé le pouvoir de cette fameuse culture. La plupart du temps, quand nous en discutions, elles me confiaient ne pas être à l’aise avec l’idée de donner le sein au bébé et dans la plupart des cas elles n’avaient pas été allaitées et / ou n’avaient pas (ou très peu) été confrontées à des allaitements. j’ai tenté de prendre du recul sur l’allaitement, ce qui n’est pas simple quand on a un bébé de 15 mois toujours allaité et qu’on est en plein dedans (certains diraient même que je suis pro-allaitement, et même si je n’aime pas trop ce terme, force est de constater que c’est carrément vrai). J’ai réalisé qu’en effet, tout aussi naturel que soit cet acte, dans une société où on voit finalement très peu de femmes allaiter en public et où le sein est plus considéré comme érotique que nourricier, cela puisse mettre mal à l’aise.

Du côté des papas et des futurs papas j’ai retrouvé le même schéma. Ceux dont les mamans avaient allaité leurs enfants étaient favorables à l’allaitement, ils considéraient que c’était normal et vantaient les qualités du lait maternelle (d’ailleurs j’avais l’impression d’entendre les voix de leurs mamans à travers leur propos,c’était très mignon). En revanche, ceux qui n’avait pas vécu dans des familles ou l’allaitement est monnaie courante n’avait pas trop d’avis, même si je n’ai jamais rencontré un papa qui m’a dit ne pas vouloir que sa femme allaite leur enfant.

Alors certes, il y a aussi des cas à part. Je connais certaines femmes n’ayant pas été allaitée qui souhaitent pourtant donner le sein à leur enfant, et heureusement, mais de manière générale, il me semble que l’allaitement est bien une histoire de culture. Alors c’est peut-être bête, mais quand je donne le sein un peu n’importe où à bébé Lu, j’espère que d’autres femmes le verrons et que peut-être, cela leur donnera envie de faire pareil un jour. C’est un peu ma façon d’apporter ma pierre à l’édifice.

Cette réflexion m’a permis de mieux comprendre les femmes qui n’allaitent pas et de respecter leur décision mais je me dis qu’après tout, si je peux en inspirer certaines qui à leur tour en inspireront d’autre, et bien je milite en douceur ! Quand je vois une petite fille soulever son tee-shirt pour donner le sein à sa poupée je souris et je me dis qu’un jour ses enfants auront très certainement la chance d’être allaiter.

Suivez maman chamboule tout !

21 thoughts on “La culture de l’allaitement”

  1. Je suis d’accord avec ton raisonnement 👍. Mes grands mères ont allaité leurs enfants, ma mère nous a allaité mon frère et moi pendant 2 ans. Dans ma famille c’est plus qu’une culture de l’allaitement car ma mère est anti lait infantile. Comme pour toi je n’ai pas eu à choisir : c’était l’allaitement, point barre.

    1. Merci chère Dinde, pour ce partage d’expérience qui me conforte dans mon point de vu ! Tout comme ta maman la mienne ne fait trop confiance aux laits infantiles et elle nous a tellement répété que le meilleur était l’allaitement !

  2. Ma mère n’a allaité aucun de ses 4 enfants (paraît-il qu’elle n’avait pas de lait 🤔) et j’ai toujours voulu allaiter. J’ai eu des allaitements très difficiles (tire-allaitement au final) mais je suis absolument convaincue que c’est le meilleur pour les enfants. Il y a en effet une perception du sein maternel compliquée chez nous, comme en témoignent les réactions parfois agressives de personnes témoins d’un allaitement en public. C’est très contradictoire.

    1. Merci petit ruisseau pour ce partage ! Je pense que ta maman a été mal conseillée comme beaucoup de femme d’ailleurs (encore maintenant !). Tu m’avais déjà parlé de tes allaitements compliqués et je te trouve vraiment courageuse d’avoir continué en tire-allaitement malgré les difficultés !
      J’ai eu la chance de ne jamais rencontrer de réaction négatives de la part du « public » mais je pense que je l’aurais très mal pris. Tu as raison sur me soucis de la perception du sein chez nous, d’ailleurs je pense de plus en plus à écrire un article sur le sujet…

  3. Merci de partager ta réflexion avec nous ici. 😉 Je pense, aussi, en effet que la culture familiale vis à vis de l’allaitement peut influencer les femmes à choisir ou non d’allaiter. Je reste cependant persuadée qu’il n’y a rien d’immuable et qu’une femme non allaitée peut choisir d’allaiter son enfant 😉 Je trouve que ta posture de militante à ce propos est très belle. J’aime ta façon d’envisager ton allaitement (partout et tout le temps) comme un moyen de défendre cette noble cause 😉
    A bientôt,
    Charlotte.

    1. Merci Charlotte, moi aussi je suis convaincue que les femmes peuvent changer d’avis, j’ai d’ailleurs des amies qui ont voulu allaiter même si elles ne l’avaient pas été. Heureusement que cette évolution est possible ! Je ne suis pas une grande militante, je trouve que militer en agressant est inutile, mais j’espère que je pourrais apporter ma petite pierre à cette « noble cause » comme tu l’as si joliment nommé !

  4. Bonjour,

    En effet votre article résume bien le principe de « cohérence » et on se rend bien compte que l’on applique souvent ce que l’on a vécu !

    Dans la famille de Monsieur Hibou personne n’a été allaité cependant nous avons tenté l’expérience qui fut un réel bonheur ! 🙂

    Si cela vous intéresse nous avons même écris un article sur l’allaitement durant la poussée dentaire.

    Au plaisir de vous lire

    Monsieur Hibou

    1. Merci Monsieur Hibou ! J’adore savoir qu’on peut ne pas avoir été allaité mais tout de même avoir envie d’offrir ça à son enfant ! Je vais aller lire ce témoignage !
      À très bientôt

  5. Bonjour ! Dans ma famille, personne n’a allaité. Sauf ma soeur, ses deux derniers (sur les 5). J’ai toujours été contre l’allaitement, trouvant ça répugnant, animal, primitif et j’en passe. En même temps, je ne voulais pas d’enfant donc la question ne se posait pas. Puis, le temps a fait son œuvre, on a décidé de laisser faire la nature et bim, enceinte en un mois… et là, plus de doute aucun, je voulais absolument allaiter ma fille, j’avais des doutes, des peurs évidemment mais au final, tout s’est fait naturellement et je suis mnt une partisane convaincue de l’importance de l’allaitement, tant au niveau nutriments que pour le lien qui se forge entre la maman et son bébé. J’ai allaité ma fille un an, j’ai adoré ça, je n’aurais jamais arrêté si mon travail ne m’avait obligée à me séparer d’elle une semaine avec l’incapacité de tirer mon lait. Encore aujourd’hui, alors qu’elle a 16 mois, je regrette ces moments. Et je vente les mérites de l’allaitement à toutes les femmes enceintes que je croise. Tout est possible donc !

    1. Bonjour Eugénie et merci pour ce partage ! Je trouve ton témoignage très intéressant ! C’est fascinant de voir comme la maternité qui s’installe peut forger de nouvelles opinions, comme nos corps peuvent nous envoyer des signaux !
      1 an d’allaitement c’est déjà très beau mais je comprends que ces moments te manquent…

  6. Je pense que la culture familiale influence énormément. Je n’ai pas allaité, je n’avais jamais vraiment vu d’allaitement avant la maternité (ou peut être furtivement dans la rue), mon conjoint non plus. Le peu de mamans dans mon entourage étaient biberonantes. Dans ma tête ça a toujours été clair: non je ne souhaite pas allaiter. Je n’ai pas aimé être enceinte et je n’avais qu’une seule hâte c’est de retrouver mon corps à moi et uniquement à moi.

    Ma mère m’a bien dit que l’allaitement c’est contraignant et que de toute manière c’était douloureux. Lorsque je suis entrée à la maternité pour ma césarienne programmée, la pédiatre présente (obligatoire car jumeaux) m’a dit que c’était une très bonne chose que je n’ai pas choisi d’allaiter (en 2015).

    Je ne suis pas du tout une anti-allaitement (mais je l’ai été). Je pense surtout qu’on doit vraiment laisser les femmes en paix. Les réflexions que je me suis prise lorsque j’ai refusé d’allaiter m’énervent tout autant que celles bien moralisatrices sur les femmes qui allaitent en public (si ça ne te plais pas regardes ailleurs !).

    J’ai pensé à un moment au tire allaitement, mais je n’ai pas eu le courage. J’ai pris beaucoup de plaisir à donner le biberon. Je me sens tout aussi proche de mon fils qu’une maman allaitante. Et c’est là le plus important 😉

    1. Merci workingmutti de nous avoir conté ta relation à l’allaitement ! Ma maman et ma belle-mère ont pris beaucoup de plaisir à allaiter leurs enfants et c’est vrai que je ne partais pas du tout dans le même état d’esprit que toi !
      Par contre je suis tout à fait d’accord sur le fait de ne pas faire la morale aux mamans qui ne souhaitant pas allaiter, je pense que c’est la meilleure façon de les conforter dans leur choix ! C’est pour cela que j’ai choisi de « militer en douceur ». Je cherche à donner une image vraie de l’allaitement, je mets en avant les bons côtés que je trouve nombreux mais j’ai aussi raconté l’histoire de mon amie qui a beaucoup souffert… et j’espère pouvoir malgré tout donner envie aux indécises !

  7. Ton raisonnement me semble très fondé! Ici, ni Chéri ni moi n’avons été allaités, pas plus que nos frères et soeurs. Je n’ai découvert l’allaitement que lorsque la seconde épouse de mon père a allaité ma demi-soeur, j’avais 20 ans. Sans cette expérience, je ne pense même pas que je me serais posé la question d’allaiter ou non. J’ai voulu allaiter, mais exclusivement pour ma fille, avec plein d’angoisses pour moi: la douleur, la pudeur, le rythme. Je pense qu’elles ont joué dans le refus spontané du sein venant de ma fille. Etrangement, pour un second, je me sens beaucoup plus volontaire. Quant à Chéri, il n’avait pas vraiment de préférence et me laissait carte blanche: il comprenait que l’allaitement était le mieux pour notre bébé mais a été heureux de finalement pouvoir la nourrir!

    1. Merci la mummy pour ta participation à cet article communautaire ! Je trouve ça tout de même chouette qu’un seul allaitement puisse donner envie ! Même si ça a été compliqué avec la Bête, je pense que si tu te sens prête ça se passera bien avec Numerobis ! Et surtout je crois qu’il ne faut pas trop se poser de question…

  8. Moi je n’ai pas de souvenirs de ma maman allaitant mes deux frères. Elle ne les a allaité que quelques mois.
    Et pourtant quand j’ai eu ma première j’ai voulu allaiter. Mal accompagné, j’ai laissé tomber au bout de deux semaines. Mais pour les deux suivantes : allaitement réussi, soutenue par notre sage-femme!
    Rose a 14 mois et est toujours gougouttausore!!

    Pour les anecdotes, j’ai des copines qui n’ont pas allaité parce que « ca abime les seins » et une autre qui n’a pas allaité parce que son mari a dit « ca abime les seins »!!

    1. J’adore le terme gougouttausore ! Bébé Lu est pareil ! Ton témoignage prouve que parfois on sent le besoin d’allaiter même si ce n’est pas une pratique courante autour de nous et je trouve ça génial ! C’est vrai qu’en plus on a tellement de chance avec notre sage femme !

    2. Et par rapport au fait que ça abime les seins… j’ai vu des poitrines de femmes n’ayant pas allaité dans un état assez critique, justement parce qu’elle on perdu d’un seul coup toute la poitrine qu’elle avait pris au cours de la grossesse ! Les à priori ont malheureusement la vie dure !

  9. Très bonne réflexion et je pense être un cas à part. En effet je n avais jamais vu vraiment de mamans allaitées avant ma
    Première grossesse mais pourtant comme une évidence j allais allaiter ma fille. Je trouvais même bizarre qu on me demande si j’allais l allaiter …. maintenant je milite aussi doucement mais sûrement

    1. Merci de partager ton expérience Emeline ! Je trouve ça génial qu’il y est des cas à part comme toi, après tout peut être que l’allaitement est aussi un peu un besoin viscéral pour certaines qui savent sans se poser de question qu’elles allaiteront leurs enfants !

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