Je suis une maman chamboulée…

Si j’écris cette article, le premier de ce blog (et pas le dernier j’espère !) c’est pour vous expliquer comment j’en suis venue à la parentalité positive, cette pédagogie qui sera au cœur de ce blog.

 

Ne vous méprenez pas sur ce titre, on peut être chamboulé de bien des façons et je pense que tous les chamboulements qui me secouent depuis la naissance de bébé Lu sont positifs même s’ils ne sont pas toujours faciles à vivre.

Je suis chamboulée car tout ce à quoi je croyais en matière d’éducation s’effondre comme un château de cartes. J’ai toujours eu un avis bien tranché sur le sujet, je blâmais facilement (trop facilement) les gens dont les enfants me paraissaient “mal élevés” mettant ce qui me semblait être un défaut d’éducation sur le dos du laxisme des parents. Oui, dans mon esprit un enfant devait être puni s’il agissait mal, devait dormir seul, sans pleurer bien sûr, être autonome le plus tôt possible, etc, …
N’allait pas croire non plus que j’étais pour les punitions corporelles, hein ! Je pensais aussi qu’en étant douce et en expliquant les choses on étaient de meilleurs parents, mais tout de même, la “rigueur” me paraissait primordiale.

Et puis je suis devenue maman… et ma vie a été chamboulée, bouleversée même ! J’ai tout d’un coup été inondée de bonheur et d’amour et pleine de gratitude envers la vie qui m’offrait ce cadeau merveilleux. Lorsque la sage femme a posé bébé Lu sur ma poitrine j’ai compris que plus rien ne serait comme avant.

Les deux premiers mois sont passés comme dans un rêve. Un allaitement qui démarre très bien, et qui continue toujours 9 mois plus tard. Un bébé “sage” qui ne pleure presque pas et d’une certaine façon un maternage proximal qui se met en place sans même que je ne m’en rende compte. Mon bébé tète dès qu’il le souhaite, le temps qu’il souhaite et aussi souvent qu’il le souhaite. Il dort toujours près de moi, au moins une fois par jour il fait la sieste sur moi, tant pis pour la panière à linge qui se remplit. Le matin on se rendort tous les deux dans le lit, je le pose sur ma poitrine et je sens sa respiration et sa chaleur. L’après-midi on fait des grandes balades au parc tous les deux, bébé Lu lové contre moi dans le sling. j’ai de la chance, il est né au printemps !
En fait mon fils n’était pas “mieux” que les autres bébés, il pleurait très peu, pour ne pas dire pas, simplement car il était toujours près de moi et que je répondais à chacun de ses besoins.

C’est lorsqu’il a eu environ 2 mois que les choses ont changé. Il était toujours très facile mais ne s’endormait plus systématiquement au sein car il grandissait. C’était donc à ce moment là, d’après son papa mais aussi d’après à peu près tous les gens que je connais, qu’il fallait le laisser pleurer. Cela dit, même si je sentais en moi que ce n’était pas la bonne solution j’avais tellement été persuadée avant que c’était le mieux à faire pour l’enfant que j’ai commencé à le laisser pleurer.
Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Le papa de bébé Lu est un merveilleux papa très à l’écoute, qui pratique, sans vraiment s’être posé la question mais parce que c’est inné, dans bien des domaines, la parentalité positive, que ce soit avec grande Ju ou avec bébé Lu. C’est juste que parfois les mœurs sont tellement profondément ancrés qu’il est difficile de s’en défaire.
Toujours est-il qu’à ce moment là j’ai commencé à coucher bébé Lu dans son berceau dans notre chambre et je l’ai laisser pleurer. Mais un bébé ne s’endort pas en 10 minutes après avoir pleuré un peu. Un enfant comme bébé Lu qui a l’habitude que ses besoins soient comblés peut pleurer plus d’une heure sans lâcher prise. Et pendant ce temps sa maman pleure aussi. Le plus loin possible pour moins l’entendre, à savoir au fond du jardin, mais comme il n’est pas immense et bien on l’entend quand même !

Comme vous vous en doutiez, si vous avez tenu jusqu’ici en tout cas, je n’ai pas du tout supporter de l’entendre pleurer ! Quelque chose au fond de mon cœur de maman me disait que ce n’était pas la bonne solution, que mon bébé était en détresse. C’est alors que j’ai naturellement cherché sur internet (Google est mon ami !) ce qui était conseillé de faire pour éviter cela. De fil en aiguille, ou plutôt de sites en blogs, je suis tombée sur des gens un peu étranges abordant le sujet de la parentalité positive, du maternage proximal, … et plus je lisais et plus ce concept me parlait ! J’irais même jusqu’à dire que cela me paraissait logique et sensé, on ne devrait pas avoir besoin de lire des articles sur la parentalité positive, elle devrait être innée ! Tout cela m’a beaucoup chamboulé. Ainsi je n’étais pas sur la bonne voie, moi qui avait toujours été si sûre de savoir éduquer les enfants alors que je n’en avais même pas ! Moi qui me permettait de juger les autres parents !

Je me suis donc lancée dans la parentalite positive, à mon rythme et aussi comme je le peut, avec les ressources dont je dispose et les casseroles que je traîne. Si je me suis lancée dans ce long baratin qui vous a peut être (sûrement) barbé, c’est en fait pour vous expliquer comment j’en suis venue à la parentalité positive car elle est au cœur de ce blog, elle en est même l’essence mais j’ai envie de vous faire partager mon approche personnelle de cette pédagogie et pour cela il fallait bien vous faire le petit récit de la façon dont elle est entrée dans ma vie, et par conséquent dans celle de ma famille !

Suivez maman chamboule tout !

6 Comments

  1. Très touchant! Quel plaisir de te lire. J’ai dévoré ton « baratin » si bien écrit. Il me tarde la suite de cette aventure chamboulante!

    • Maman chamboule tout

      5 mars 2018 at 14 h 31 min

      Merci beaucoup Emeline pour ce gentil commentaire ! D’autres articles sont en préparation, j’espère qu’ils te plairont tout autant…

  2. Bienvenue sur la blogosphère ! Ton premier article est très touchant. C’est vrai que la maternité change beaucoup de choses.

    • Maman chamboule tout

      7 mars 2018 at 20 h 29 min

      Merci beaucoup Melly ! Ton compliment me touche d’autant plus que je débute à tâtons… Et oui, la maternité nous transforme bien plus qu’on ne l’aurait imaginé.

  3. Ton article n’est pas barbant 😉.
    Toutes les mamans avancent en tatonnant, en faisant des erreurs, en prenant des impasses.
    Comme on dit souvent avant j’avais des principes maintenant j’ai des enfants 😉.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*