motricité libre 1J’avais déjà abordé ce sujet il y a quelques temps, mais face aux nouvelles facultés que bébé Lu acquiert et au self contrôle que cela me demande pour ne pas le mettre sous cloche, j’ai décidé de vous parlez, à nouveau, de la confiance en son enfant.

Depuis quelques semaines mon fils grimpe sur tout ce qu’il trouve : de la  palette qui nous sert de table basse de jardin, aux escaliers, en passant par ses jouets, ceux à roulettes, c’est plus drôle ! J’essaie de ne l’empêcher de faire que ce qui est vraiment dangereux et de lui laisser carte blanche pour le reste. Après tout, il faut bien qu’il apprenne et qu’il développe sa motricité. Mais je vous avoue que c’est parfois difficile, surtout pour papa d’amour. Chez nous il y a trois marches pour aller dehors, et ce que bébé Lu aime, bien entendu, c’est rentrer et sortir ! Il descend donc seul ces trois marches. Il a commencé par essayer tête la première, honnêtement il s’en sortait plutôt bien mais papa d’amour a tenu à lui apprendre à descendre sur les fesses. C’est vrai que si il descend le grand escalier la tête la première ça risque d’être plus compliqué, alors autant lui apprendre correctement dès maintenant.

Il sait donc, depuis quelques temps, descendre les marches sur les fesses. L’ennui, c’est qu’une fois sur celle du milieu il aime s’asseoir et se retourner pour regarder ceux qui sont rester dans la maison. Et à ce moment là il a le dos dans le vide. Il est tombé une fois, j’avoue qu’on a eu super peur, mais à par une bonne bosse il n’y a pas eu de complication. Depuis, dès qu’il se retrouve dans cette position on a tous envie de courir pour lui éviter de tomber ! Oui mais… je veux qu’il ait confiance en lui et en sa faculté de faire les choses seul. Alors on essaie de ne pas courir tout en s’approchant tout de même rapidement de lui pour éviter la grosse bosse sur la tête mais toujours sans avoir l’air paniqué. On l’encourage à faire seul et à se souvenir de ce qu’on lui a appris et, franchement, ça fonctionne plutôt bien ! Je ne veux pas qu’il pense que sous prétexte qu’il est petit nous imaginons qu’il ne peut rien faire seul, et qu’il se mette en tête que sans les grands rien n’est possible. Je sais qu’en le laissant sortir et rentrer à sa guise, faire des expériences moteurs, il a plus de risque de se blesser que s’il passait sa journée dans son parc mais je veux croire qu’en lui faisant confiance il se sentira responsabilisé et qu’il aura encore plus envie d’apprendre.

Du coup on fait pareil lorsqu’il s’agit de descendre du lit ou du canapé. On lui dit en général “comment tu descends, comment papa/maman/grande Ju (rayez la mention inutile !) t’a montré ? Et hop, il se met dans le bon sens et s’en sort très bien !

motricité libre 2

Le laisser toucher…

Chez nous, le petit déjeuner c’est sur la table basse. Je ne sais pas trop pourquoi puisque tous nos autres repas en famille se font à table mais c’est ainsi. Sauf que pour bébé Lu, qui tête au lit le matin et qui prend donc son petit dej’ avant nous, c’est tentant de toucher à tout. Notre premier réflexe a été de l’empêcher de toucher à ce qui est sur la table et de le mettre dans son parc durant les 15 minutes que nous prend ce repas. Et puis, un matin, il restait un verre d’eau sur la table et bébé Lu l’a saisi. Le temps que son papa arrive il le tenait avec ses deux mains et le portait à sa bouche comme un grand. Il a bu le restant de l’eau et a reposé le verre, presque délicatement, sans le casser en tout cas. Depuis, nous essayons (enfin surtout moi, avouons le…) de le laisser toucher aux objets, même si c’est fragile (tant que ce n’est pas dangereux bien sûr !) afin qu’il les découvre. Ça fonctionne plutôt pas mal, même si parfois ça finit sur le tapis car il faut avouer qu’il aime encore beaucoup tester la permanence de l’objet.

Grâce à cette confiance que je n’avais pas l’habitude d’accorder aux enfants, de peur qu’ils se blessent, je découvre à quel point bébé Lu a envie de faire seul et d’apprendre et cela change ma considération des petits en général. J’ai envie de les observer en train d’apprendre et ainsi de se construire. Je pense que je dois ce changement au fait d’être devenue moi même maman mais également à toutes mes lectures concernant l’éducation positive et la remise en question de mes principes éducatifs et franchement… je suis plutôt fière de moi !

Suivez maman chamboule tout !

4 thoughts on “Faire confiance à son enfant – partie 2”

  1. Je confirme c’est dur de laisser la main. On a envie de les protéger de tout. C’est d’ailleurs ce qui a été rabaché pendant des années. Mais l’erreur est le meilleur des profs. Il fut juste veiller à ce qu’elle ne soit pas trop nuisible à l’enfant

    1. Caro a raison, c’est un travail sur soi… j’espère que je le réussis ! Et en effet, l’erreur est le meilleur professeur et l’expérience n’éclaire que son porteur !

  2. Comme quoi les enfants permettent aussi à leurs parents de grandir 😉 Grace à tes observations, certaines de tes façons de voir ont évolué 😉
    Tu as de quoi être fière de toi en tous cas ! Pas toujours facile de le laisser faire, de ne pas mettre sous cloche comme tu dis et pourtant… Tu as pu observer toute la force et l’ingéniosité de ton petit bout 😉
    Merci pour cet article qui devrait inspirer d’autres mamans 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *