Petite fille, j’étais une enfant particulièrement sauvage. Je ne voulais jamais être gardée, sauf par mes grand-parents, ni m’éloigner trop de ma famille proche. Les souvenirs liés aux séparations d’avec les quatre seules personnes auprès desquelles je me sentais en sécurité (maman, papa, papi et mamie) sont très douloureux, aussi loin que je me rappelle. Je ne vous parle même pas de l’enfer des rentrées en maternelle. Aujourd’hui encore, quand je rentre dans une école, l’odeur de produit ménager, toujours la même, suffit à me donner des angoisses et je n’ai qu’une envie, courir loin.

Avant d’être maman…

Avant d’avoir mon fils je pensais que ce soucis était surement lié au fait que mes parents ne m’avaient pas assez confiés, et pas assez petite. Je me disais que le jour où j’aurais un enfant je m’en séparerais très tôt pour qu’il n’ait pas ce genre de problème. Je me voyais déjà, fraîche, pimpante et détendue, confier mon bébé de 6 mois sans aucun problème, pour savourer un délicieux week-end en amoureux.

Oui mais… c’était sans compter sur le fait que je ne suis pas devenue la maman que je pensais. Et oui, rappelez-vous, je suis une maman chamboulée ! LA vérité c’est qu’avant son entrée à la crèche, à l’âge de 5 mois, je n’avais jamais confié mon bébé à quelqu’un d’autre que son papa et je ne m’étais jamais absentée plus d’une demie heure, allaitement exclusif oblige. Mais, pour être honnête, ça m’arrangeait bien car je n’avais aucune envie de le confier et l’allaitement me fournissait l’excuse parfaite.

C’est à contre-coeur que j’ai repris le travail et fait le deuil d’un long congé parental. À la fin de la journée je n’avais qu’une envie : courir à la crèche récupérer mon bébé (d’ailleurs c’est toujours le cas même si je me suis un peu détendue). Après mes 5 jours de travail consécutifs j’ai déjà l’impression de ne pas en profiter alors ce n’est pas durant les deux malheureuses journées complètes que je peux passer avec lui que je vais le faire garder.

Tout ça, ceux sont mes difficultés à moi, celles que je ressens dans ma chaire de maman à l’idée de me séparer de mon bébé. Mais au delà de mon ressenti, lorsque j’ai commencé à m’interroger sur le fait de confier mon fils, j’ai essayé de me mettre à sa place, celle d’un petit bébé qui a très peu de moyen de s’exprimer, chose que je n’avais jamais faite quand j’affirmais, avant de devenir maman, que je confierai mon enfant très tôt et sans problème !

Et l’enfant dans tout ça…

maman poule

Quand je me mets à la place d’un très jeune enfant séparé de ses parents j’imagine l’angoisse que peut ressentir le bébé qui a passé 9 mois dans le ventre de sa mère. Il a besoin de la sentir près de lui, besoin d’entendre sa voix, d’un contact physique… même si les enfants comprennent très tôt lorsqu’on leur parle, je ne pense pas qu’à 6 mois ils soient capables d’assimiler les explications telles que “papa et maman s’en vont pour la journée mais ils reviendront te chercher”. Alors, bien entendu, nous n’avons pas eu le choix, il a été à la crèche comme beaucoup d’enfant et malgré quelques difficultés au début il s’y est très bien fait. Mais, au fond de moi, je reste persuadée que faire garder son enfant si tôt n’est vraiment pas l’idéal pour lui.

maman poule 2

Aux alentours de ses 1 an nous avons commencé à le confier un peu en dehors de la crèche, en journée, à des personnes qu’il connait bien. En fait je dis des “personnes” comme si il y en avait des tas mais la liste se résume à ma soeur et ma belle-mère. Tout se passe toujours très bien mais malgré tout je ne souhaite pas trop étendre le nombre de “bébé Lu sitters”  me limitant à ceux qu’il connaît très bien pour qu’il se sente en confiance.

En revanche nous ne le faisons pas garder plus d’une journée et jamais la nuit. Tout d’abord parce qu’il est toujours allaité et que, accessoirement, il se réveille la nuit et c’est de moi dont il a besoin dans ces moments là. Et puis, surtout, j’aimerais que la demande vienne de lui, ou qu’il soit au moins en mesure d’accepter ou de refuser si on lui propose et de se réjouir d’aller dormir chez sa tante ou ses grand-parents.

maman poule 3

alors oui, peut être (surement) que je le couve trop mais l’idée qu’il se sente abandonné par ses parents au moment où il a le plus besoin d’eux me tétanise, j’aurais l’impression de trahir sa confiance.

Et les professionnels, qu’en disent-ils ?

Et bien finalement, il y en a qui sont plutôt d’accord avec moi ! Tout d’abord le psychiatre et psychanalyste John Bowlby, à l’origine de la théorie de la figure d’attachement. Pour faire court, il explique que l’enfant a besoin de s’attacher plus particulièrement à une personne, le plus souvent sa maman, qui deviendra sa figure de référence. C’est elle qui s’occupe le plus de lui, le rassure, et c’est auprès d’elle que l’enfant se sent en sécurité et qu’il vient recharger son réservoir affectif. Bref, elle est son rocher, celui qui lui permettra de toujours s’accrocher même durant la pire des tempêtes. C’est entre 0 et 2 ans que ce lien se crée et se renforce jusqu’à ce que l’enfant soit assez grand pour se sentir capable de s’éloigner de sa figure d’attachement car ses besoins affectifs ont été suffisamment comblés pour lui donner confiance en lui et en les autres. La théorie de John Bowlby date du début des années 80’ mais depuis nombre de psychologues et psychiatres ont appuyés leurs travaux dessus, telles qu’Isabelle Filliozat ou encore Nicole Guédeney, pour ne citer qu’elles.

Grâce à tous ces professionnels je me sens un peu moins “maman extraterrestre” et je me dis même que, finalement, je n’ai peut être pas tort. Alors de là à carrément dire que j’ai raison…  

Et chez vous, ça se passe comment ?

Suivez maman chamboule tout !

21 thoughts on “Confier son enfant, une évidence ?”

  1. Alors c’est très similaire ici! Sans allaiter, j’ai toujours eu énormément de mal à confier La Bête à quelqu’un d’autre que son papa! Il l’a gardée de ses 3 à 6 mois car j’avais repris le boulot. Elle a commencé à nounou à 8 mois et ça a été dur dur pour moi! A part eux, PERSONNE, en 20 mois, ne l’a jamais gardée. Et je n’ai pas hâte du tout!

    1. Ça me rassure de me dire que je ne suis pas la seule excentrique à avoir du mal à laissé mon bébé ! Et pourtant je ne suis pas non plus une maman surprotectrice je pense, le jour où il me dira qu’il a envie d’aller en vacances chez ses grand-parents je me réjouirais qu’il se sente assez en confiance pour en avoir envie !

  2. Je pense que c’est tout à fait normal (et peut-on parler de normalité en la matière?)) que tu aies du mal à confier ton enfant. Comme tu l’expliquais pour John Bowlby, je tenais à te donner un autre apport théorique. Celui de Winnicott. Il parlait de la préoccupation maternelle primaire. Quesaco? La maman dans les premiers mois de vie de son enfant a un besoin IRREPRESSIBLE d’être avec lui. De répondre à ses besoins. Ainsi, se séparer de lui peut vraiment être une épreuve pour elle. Tu n’es donc pas une extraterrestre. Bien au contraire ! Mais je trouve que tout le cheminement que tu as mené est super. Tu resteras toujours sa figure de référence par excellence, son rocher auquel s’accrocher. Tu es sa « base sécure ». Et sa maman pour toujours. Confié ou non, tu seras toujours avec lui. Courage pour la rentrée !

    1. Merci Charlotte pour cette référence ! Je ne connaissais pas mais je vais jeter un œil à ses travaux. En effet ça me paraît assez logique ce besoin d’être en permanence avec son bébé et ça recoupe bien la théorie de l’attachement du coup !

  3. Pour l’instant uniquement gardée par moi ou son père. C’est tout 🙈. Elle fréquente un LAEP histoire de pas finir sauvage mais c’est assez peu. Elle a 15 mois et je commence à ressentir le besoin de nous détacher progressivement l’une de l’autre. Peut être fera t-elle un peu de garderie cet hiver ou le printemps prochain, je ne sais pas 🤔…

    1. C’est vrai que toi tu as la chance de pouvoir travailler tout en t’occupent de la descendance et je trouve ça génial ! Et commencer la garderie l’hiver prochain me paraît une bonne idée si elle commence à ressentir le besoin de se détacher des parents !

  4. Quasiment tout comme toi. Je pensais aussi la confier plus tôt mais vraiment ça me semblait impossible. Et de toute façon pendant de très long mois j’étais la seule à pouvoir la calmer. Puis peu à peu son papa a aussi eu ce super pouvoir. Aujourd’hui elle se sent bien avec ma sœur et ses grands-parents donc j’ose un peu plus. Mais le soir reste un moment très compliqué donc pour l’instant (elle a 18 mois) je ne l’a laisse jamais plus de quelques heures. Par contre j’ai toujours très envie que plus grande elle passe un bout de ses vacances chez ses grands parents mais on n’y est pas encore. On a le temps de voir venir. Bisous

    1. Coucou Mellylovy,
      Nous ne sommes finalement jamais les mamans que nous pensions être, toi aussi tu pensais la confier plutôt pour finalement te raviser… Une fois qu’on a nos bébé dans les bras on se rend compte à quel point ils ont besoin de nous. 18 mois c’est presque l’âge de bébé Lu à 1 mois près et même si chez nous les couchers se passent plutôt bien (cela dit tout peut changer du jour au lendemain) la nuit reste un moment ou il a encore besoin de nous. On verra lequel des deux ira le premier en vacances chez papi et mamie mais comme tu le dis si bien on a le temps de voir venir !

  5. Faire garder ou non son enfant, je pense que c’est une décision personnelle qui doit se faire en fonction des envies des parents. Je suis tout à fait d’accord avec toi, la présence d’un parent est essentielle à bébé durant ses premières années. Peut être que c’est ma dépression post partum qui parle, mais j’avais toujours mes enfants avec moi et j’étais dans un tel état que je n’étais pas du tout disponible pour eux.

    Pour Samuel, indéniablement la figure dominante c’est papa. C’est lui seul qui peut vraiment le rassurer, de qui il est le plus proche. Et je trouve ça particulièrement beau 🙂

    Je pense qu’il manque des structures où les mamans pourraient rester avec leur bébé mais être accompagnée sur le chemin si dur des débuts de la parentalité.

    1. Je suis tout à fait d’accord avec toi sur le fait que faire garder son enfant est une décision personnelle. Si le parent qui est à la maison avec lui ne se sent pas bien les enfants en patrons aussi. J’ai eu la chance d’échapper à la dépression post partum mais je comprends le besoin que tu as eu de reprendre pour tôt pour sortir la tête de l’eau. Des structures d’accompagnement pour les débuts difficiles des mamans où elles s’entraideraient et ou elles seraient bien accompagnées fait rêver, j’ai vu tellement d’amie complètement perdues que ça aurait aider… Il faut que tu monte ton entreprise !

  6. Je peux comprendre ton point de vue même si c’est vrai que nous avons confié Tess très tôt la première fois, pour ses 3 mois. Même si cela a été difficile pour moi au début, je me suis aperçue que je revenais vers elle encore plus investie et plus disponible dans mon rôle de maman. Alors, oui, on n’hésite pas de temps en temps à prendre du temps chacun de son côté. Et elle apprécie plutôt être chez les papis mamies ou les tatas ou autre.

    1. Je comprends tout à fait que tu aies besoin de la laisser de temps en temps à ses grand-parents et je sais que toutes les mamans sont différentes. Moi à ses 3 mois j’en auras été incapable mais je pense aussi que l’enfant ressent les émotions de ses parents, si tu la laisse sans être stressée elle sent que tout va bien pour toi donc elle est moins inquiète je pense.

  7. Pour moi c’était impossible impossible de me séparer de ma fille, ni (et surtout pas) les premiers jours, ni les premiers mois, et même aujourd’hui je me sentirai mal de m’éloigner si c’était dans l’optique de « m’amuser » sans elle… Je sent que cette responsabilité m’incombe à 100% Incapable de la confier à quelqu’un d’autre que mon mari et même là j’vais besoin de la sentir auprès de moi. J’ai la chance de pouvoir faire une pause dans ma carrière pour m’occuper de mon tout, mon bébé d’amour. Ton sentiment est plus que normal il témoigne de ton amour pour ton fils et je suis certaine qu’il ressent pareil.
    EM.

    1. Merci EM de nous confier ton ressenti que je partage tellement ! J’aurais tellement aimé avoir la chance de pouvoir prendre un congé parental, je suis jalouse 😉

  8. Bonjour,
    Je découvre ton blog et je viens de lire cet article qui me parle.
    Je vis en Allemagne et ici, le congé parental de un an est la norme, la plupart des crèches n’accepte de toute façon pas les enfants avant leur premier anniversaire.
    Pour mon grand, le papa était encore étudiant et j’ai repris le travail quand mon fils avait 4 mois (2 jours par semaine) et c’était son papa qui le gardait. Ils ont très vite trouvé leur rythme et le papa a beaucoup apprécié ses moments partagés. Pour les deux filles, je suis restée un an à la maison. Les trois ont commencé la crèche à un an.
    Moi non plus, je ne confie pas mes enfants avant qu’ils ne soient assez grands pour donner leur avis. Les deux grands (4,5 et 7 ans) peuvent expliquer s’ils ont envie de dormir chez un copain, leurs grands-parents, etc. Ils se sont très bien adaptés à la crèche et à l’école. La petite (2 ans) est très méfiante (c’est lié à ses nombreux rv et examens médicaux), elle est à l’aise à la crèche mais jusqu’à présent, elle n’a été gardée qu’une fois chez nous par sa grand-mère et elle a beaucoup pleuré.
    Bref… continue comme tu fais, c’est toi qui connais ton enfant y qui sait ce qui est stressant ou pas pour lui et pour vous.

    1. Je suis très heureuse de ta découverte 😉 et merci pour ton commentaire ! Ça me fait toujours plaisir de savoir que d’autres parents pensent comme moi, que je ne suis pas « complètement à côté de la plaque ». Attendre que les enfants soient en âge d’exprimer leurs envies et besoins pour les confier me parait si naturel aujourd’hui mais ça n’a pas toujours été le cas… Mais tu as raison, le parent est généralement le mieux placer pour savoir ce qui convient à son enfant !

  9. Suite à divers soucis personnels, nous avons décidé, avec mon mari, que je deviendrais mère au foyer à la naissance de notre fille. Elle aura 2 ans à la fin de l’année et elle n’a jamais été en crèche, ni dans une garderie. Elle n’a été gardée que trois fois par mes parents, les seuls en qui j’arrive à faire confiance. J’ai une peur bleue du kidnapping, sans même savoir pourquoi, alors que personne n’a jamais rien vécu de tel dans la famille, pas même un vol de chat et de sac à main, c’est dire.
    Il faudrait que je cherche la raison de cette angoisse, mais en attendant, elle est présente.

    Dans tous les cas, ma fille n’a jamais été confiée à d’autres que mes parents. En revanche, elle a déjà dormis chez eux, c’était difficile pour elle, perdue, sans repère. J’étais mal…
    Mais on me disait tellement « qu’elle devait apprendre à s’y faire, qu’après tout, un bébé doit pouvoir dormir n’importe où, quand il va à la crèche, il fait la sieste sur place, quand on va chez des amis, il doit pouvoir dormir aussi, etc. »
    Alors non, notre puce n’a jamais réussi à dormir quand on allait en soirée chez des amis, on a vite laissé tomber pour proposer que les soirées se passent chez nous, afin de la mettre au lit dans son cocon…

    Ce n’est pas une enfant capricieuse, elle ne pleure pour ainsi dire jamais, elle ne réclame rien, ne râle jamais, ne crie pas, obéit, vraiment, une enfant adorable. Mais elle peine à dormir quand elle n’est pas dans sa chambre, ce lieu qu’elle connait, qu’elle maîtrise, qui l’a rassure.
    Alors on me dit que je me laisse avoir par ma fille, que c’est elle qui me dirige parce que je respecte son besoin de dormir dans sa chambre.

    Je suis peut-être aussi trop protectrice, mais je ne suis trop protectrice que pour ceux qui le sont moins que moi. Beaucoup de psy/chologue/chiatres me donnent également raison. Beaucoup de cultures étrangères aussi me donnent raison, encourage le cododo, parfois même jusqu’à « tard », etc.

    Je ne pense pas qu’il y ait une mauvaise façon de bien agir, donner trop d’amour, trop protéger, etc. oui, cela peut peser à l’enfant, quand il devient ado, effectivement. Il peut espérer s’émanciper etc. Mais je doute qu’un enfant se plaigne d’avoir été trop aimé. L’inverse est bien plus douloureux pour un enfant, et je pense qu’il y a bien d’autres erreurs à faire pour rendre son enfant bien plus malheureux.

    j’ai eu une maman très protectrice, angoissée même, aujourd’hui encore, elle aime avoir des nouvelles régulièrement, nous appeler « Juste pour dire bonjour » etc. et je respecte d’autant plus tout ça maintenant que j’ai une enfant, maintenant que je sais combien l’attachement d’une mère à son enfant est fort et difficile à maîtriser. Je ne peux absolument pas lui reprocher de m’aimer, au contraire, je lui en suis reconnaissante.

    1. Je suis tout à fait d’accord avec toi, on ne peut pas trop aimer nos enfants et respecter leur besoin d’attachement et de proximité avec les parents me paraît capital. Je ne forcerais pas mon fils a dormir ailleurs que chez nous. J’attend qu’il fasse la demande de lui même. Il va à la crèche, car on a pas le choix et même si les débuts ont été un peu difficiles maintenant il adore mais quand nous avons le choix on le garde avec nous. Par contre on essaie de ne pas « l’étouffer » avec nos angoisses et de le laisser vivre sa vie aussi, mais ce n’est pas toujours évident et chacun fait comme il peut…

      1. C’est sûr qu’il faut trouver le juste milieux et savoir »angoisser de l’intérieur »…
        Peu de personnes savent que je suis une maman angoissée… Mes parents, mon mari, une amie (qui est comme moi)… Sans plus. Mais cela ne m’empêche pas de la pousser à découvrir le monde. Je l’encourage sans la forcer, je la laisse aller à son rythme, je l’aide sans lui « souffler les réponses », je ne suis jamais loin, je garde un œil, mais je ne reste pas non plus collée à elle.
        Ce n’est pas facile en effet, mais comme tu dis : « chacun fait comme il peut », et c’est déjà bien.

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