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Allaitement

A toi, la maman qui n’allaite pas

Depuis ma plus tendre enfance j’ai été élevée dans l’idée que l’allaitement était ce qu’une maman pouvait offrir de meilleur à son enfant. Ma mère ne m’a jamais parlé des difficultés de l’allaitement, tout simplement parce que, comme moi, elle a eu la chance de ne pas en rencontrer. Je vous racontais d’ailleurs ici comme la culture de l’allaitement a bercé ma vie. Je concevais donc cet acte comme le plus naturel du monde, imaginant souvent, à tort, que les femmes disant ne pas avoir pu allaiter se cachaient derrière une fausse excuse. Lorsque, dans un parc, je voyais une jeune maman donner un biberon je ne comprenais pas, ça me mettais même parfois en colère. Pourquoi donner du lait de vache « trafiqué » alors que la mère humaine en fabrique un parfaitement adapté à l’enfant ? Vraiment je ne comprenais pas. Et puis, un jour, je suis devenue maman. Et naturellement, exactement comme je me l’étais imaginée, j’ai donné le sein à mon fils. Comme si la nature m’avait dictée la marche à suivre et que je m’étais laissée guider. J’avais eu la chance d’être merveilleusement bien préparée par ma sage femme, une perle de bienveillance et de douceur.

Malgré tout, mon passage par la maternité, même si j’y ai vécu un bel accouchement et que je m’y suis sentie cocoonée, m’a déjà bien plus confronté à ce qu’une jeune maman allaitante pouvait vivre. Plein de conseils de la part du personnel médical, sollicités ou non, mais aucun ne concordant avec le précédent, digne d’une plongée dans l’univers de Kafka (ou dans les 12 travaux d’Asterix quand il cherche désespérément un formulaire, au choix). Après ces 3 jours j’ai vite réalisé qu’un allaitement se passant moins bien que le miens aurait pu rapidement échouer faute de personnels soignant compétant. Mes premiers pas dans ma vie de maman m’ont également permis de cerner une autre difficulté de taille : les conseils, toujours non sollicités, de l’entourage. Les fameux « il est encore au sein », ou le terrible « tu vas mal l’habituer ». Une maman en plein baby blues, fatiguée (voir épuisée) par des débuts difficiles peut facilement se laisser influencer par ce genre de commentaires. D’ailleurs j’en parlais ici, le meilleur allié de votre allaitement c’est de vous accorder la confiance que vous méritez et de ne pas écouter tatie Jeanine ! Croyez en vous, vous en êtes capables.

Après ce bref aperçu des premiers jours post accouchement et des petites difficultés qu’une jeune maman pouvait rencontrer j’ai pu observer, sans réussir à l’aider, comme un allaitement peu basculer. Je vous ai déjà raconté l’histoire de mon amie sur le blog, cette jeune maman bien décidée à allaiter, qui a courageusement bravé les crevasses et la fatigue mais s’est retrouvé atteinte d’abcès aux seins. Son courage m’a ému car sa douleur était palpable. Terriblement mal accompagnée à la maternité pour la mise en place de son allaitement, puis aux urgences lorsqu’elle a consulté pour ses abcès et qu’un boucher lui a écrasé les seins en lui affirmant qu’elle n’avait rien. Elle a dû se résoudre à abandonner l’allaitement qui lui tenait tant à cœur. Depuis, chaque fois que je vois une maman donner le biberon je pense à elle, à mon amis B si courageuse qui aurait tant voulu allaiter mais n’a pas pu et je me rappelle qu’on ne peut en aucun cas juger car chaque histoire est différente.

Et puis il y a celles qui ne souhaitent pas allaiter. Je vais être honnête, j’ai encore parfois du mal à accepter qu’on puisse ne pas souhaiter allaiter son enfant. Mais au fur et à mesure du temps et des témoignages que j’ai pu lire j’ai compris, à nouveau, que chaque histoire est unique (Working Mutti en parle très bien ici), que chaque personne est façonnée par son vécu et qu’il ne m’appartient pas de les juger. Alors je me rappelle que l’essentiel pour qu’un enfant grandisse bien, c’est avant tout l’amour qu’il reçoit.

Alors, à toutes ces femmes que j’ai parfois jugé trop vite j’ai envie de demander pardon. Nous avons toutes notre vision du maternage, nous sommes toutes convaincues que ce que nous faisons est le mieux pour notre enfant mais il n’existe pas qu’une seule façon de faire…

Je continuerais de parler d’allaitement encore et encore, de militer à ma façon par l’exemple, et en rétablissant le plus de vérités possibles, pour que les femmes puissent faire un choix vraiment éclairé, ce qui n’est pas la cas aujourd’hui. Mais j’essaierai de ne jamais perdre de vu que ce n’est pas en jugeant que l’on progresse.

 

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20 commentaires

  • 3 kleine grenouilles

    Souvent, derrière un refus d’allaiter, il y a toute une histoire personnelle et familiale que l’on ne connaît pas. J’ai plusieurs amies qui ne voulaient pas du tout allaiter et elles avaient raison car se contraindre à allaiter et culpabiliser ne rendra ni la maman, ni l’enfant heureux.
    J’ai allaité mes deux premiers enfants et j’ai eu la chance d’avoir des allaitements faciles, des bébés qui tétaient bien. Ils ont été sevrés après leur premier anniversaire. Et puis, la petite dernière, du fait de ses problèmes de santé, ne réussissait pas à bien téter et était rentrée dans un cercle vicieux : l’allaitement l’épuisait et ne lui permettait pas de téter suffisamment. Elle a dû être hospitalisée et nourrie avec une sonde pour enfin réussir à récupérer son poids de naissance quand elle avait un mois. Nous sommes passées définitivement au biberon en sortant de l’hôpital.
    Je suis convaincue par l’allaitement mais je suis aussi convaincue qu’une femme doit avoir le choix car il s’agit de son corps.

    • Maman chamboule tout

      C’est aussi grâce à des témoignages comme le tien lorsque tu m’as raconté cette histoire en commentaire d’un autre article que je réalise chaque jour un peu plus que ce n’est pas toujours si simple d’allaiter… merci pour ton commentaire 💕

  • Anne - le dressing idéal

    Je fais partie de ces femmes qui n’ont pas pu allaiter pour des raisons de santé (un sein atrophié et opéré de nombreuses fois). Donc je t’avoue que j’ai toujours du mal avec les jugements à l’emporte-pièce et l’agressivité autour des femmes qui n’allaitent pas. Car parfois ce n’est pas un choix et on ne devrait pas avoir à s’excuser pour ça 🙂

    • Maman chamboule tout

      Je suis tout à fait d’accord avec toi Anne, certaines femmes ne peuvent malheureusement pas allaiter et elles méritent doublement le respect car réussir à construire une relation avec son bébé sans l’aide des hormones à profusion que génère l’allaitement c’est encore plus compliqué !

    • Maman chamboule tout

      J’imagine à quel point les jugements doivent être pesant lorsqu’en plus ce n’est pas un choix… Comme le dit si bien WorkingMutti le soucis vient principalement du fait que nos choix de parents se font la plupart du temps avec nos tripes et que c’est parfois tout simplement bien difficile de se dire que les autres n’ont pas fait le même que nous, parce que forcément, on est convaincu par ce qu’on pense être « la meilleure façon de faire ».

  • Workingmutti

    Déjà merci beaucoup pour cet article et merci d’avoir cité mon article :). C’est sur que c’est loin d’être facile d’accepter quelque chose qui va à l’encontre de ce en quoi on croit, de ce qui nous prend aux tripes.

    La position sur l’allaitement peut aussi varier à l’approche de la naissance d’un nouvel enfant (je prend encore une fois de manière narcissique et arbitraire mon exemple personnel, même si tu connais le fin mot de l’histoire).

    Il est clair que l’absence d’accompagnement réel du corps médical joue un rôle majeur dans l’arrêt très rapide de l’allaitement ou carrément dans le choix de ne pas allaiter car on ne s’en sent pas capable. Mais c’est assez symptomatique du manque de prise en charge globale de la femme enceinte, et pas juste une consultation de 10 minutes écoute du cœur du bébé/pesée/mesure du col/ au revoir à dans un mois. Les SF sont super pour ça, mais malheureusement dès lors qu’il y’a un soucis dans la grossesse on ne peut plus y avoir accès.

    • Maman chamboule tout

      Tu as tout a fait bien résumé la situation, c’est une histoire de tripes… on a le sentiment que c’est comme ça qu’on doit faire, notre instinct (et souvent notre éducation) nous le dicte, et comme on pense que c’est la bonne solution on a envie d’y « convertir » les autres, et ce n’est pas toujours facile de réussir à se dire qu’on ne fait pas tous les mêmes choix…
      Mais ton exemple est génial je trouve, pouvoir changer de point de vu et revoir ta façon de considérer la maternité au fur et à mesure du temps n’est pas donné à tout le monde, c’est un beau travail sur toi !

  • Nanakie

    Je trouve que le droit au choix est une très bonne chose et qu’il faut le maintenir en France.
    Mais je déplore que ce choix ne soit pas éclairé : il y a tellement de fausses idées sur l’allaitement et le lait maternel, et tellement de sexualité autour du sein, que le biberon est parfois un choix mal éclairé, mal renseigné, à mes yeux (l’exemple typique « mes seins ne sont pas fait pour y accrocher un bébé » … euh, ben si, en fait. C’est ainsi que la nature nous a faite et c’est la société qui a transformé nos seins !). On ne parle pas des mamans découragées par la pauvreté du congé maternité … combien d’allaitements « gâchés » à cause de cela ? Et comme tu le dis, la non-formation des professionnels de santé est juste navrante.

    Du fait de mon expérience, malgré moi je deviens très pro-allaitement. Une partie de moi ne peut s’empêcher de se dire « dommage » dès que je vois un biberon. Je ne ressaisis très vite en me disant « on ne peut pas savoir ce qui se cache derrière cette décision » mais mon instinct primaire me renvoie systématiquement ce « dommage ».

    Enfin, je suis en pétard chaque fois qu’une maman dénonce l’information au soutient à l’allaitement : parce que oui, j’en ai lu des « inadmissible on nous force à allaiter » (sérieux ?) ou « ils font tout pour nous culpabiliser » : dire que le lait maternel est le meilleur aliment pour le bébé n’est PAS une volonté de culpabilisation, c’est juste la vérité, un fait prouvé scientifiquement ; j’veux dire … y’a pas à polémiquer quoi 🙂 .

    • Maman chamboule tout

      Oui je suis d’accord avec toi, les femmes doivent avoir le choix, je suis convaincue que ce n’est pas en leur forçant la main qu’elles auront plus envie d’allaiter. Malgré tout c’est tellement triste de voir toutes ces idées qui circulent encore, si on expliquait vraiment aux femme ce qu’est l’allaitement et quels sont les risques du lait en poudre on pourrait vraiment dire que leurs choix sont éclairés mais c’est loin d’être le cas.
      Et c’est dingue cette idée associée au fait de faire culpabiliser les femmes en leur disant que le lait maternel est le meilleur aliment ! Ça me révolte ! Sur tous les sujets ont aurait droit de dire que telle ou telle chose est mieux que l’autre, mais pas quand ça concerne l’allaitement ! Il faut m’expliquer !

  • Captaine

    Hello,
    Je vois bien que tu fais des efforts pour comprendre les mamans qui ne peuvent pas allaité. Mais j’ai l’impression que le chemin est encore long pour accepter les mamans ou future mamans qui ne veulent pas allaiter.
    En tant que future mère (indigne ?) qui ne veux pas allaiter, ton message et le discourt général ambiant me heurte. (Ma propre mère est intolérante sur le sujet … merci maman).
    Par chance j’ai quelque personne dans mon entourage qui me comprennent, et qui accepte sans questionner mon choix. Dont ma sœur, qui elle voudrait allaiter jusqu’aux 3 ans de ma nièce et qui me répète régulièrement qu’un biberon donné avec amour c’est mieux qu’un sein donné à contrecœur. Bon le coup de vouloir allaité jusqu’aux 3 ans, là c’est moi qui ne comprends pas : pourquoi s’infliger ça ?! Mais, je garde ça pour moi, et ne lui dirais jamais. Au mieux je lui propose de lui offrir des crèmes, protection ou what ever dont elle pourrait avoir besoin pour éviter de souffrir. (tu la vois arriver la phobie de l’allaitement …)
    A la base, j’ai déjà un problème avec la maternité. Je ne voulais pas être mère. Jamais. … puis j’ai rencontré mon chéri qui lui veux des enfants et ne voyait ca vie sans. (Bon il a revu ces envies d’enfants à la baisse … déjà un ça lui va)
    J’ai travaillé sur moi pendant 2 ans pour accepter l’idée de faire un enfant. Un jour je lui ai dit « bon ok, je suis prête, allons-y ». C’est encore aujourd’hui l’un des rare à comprendre le poids de ce choix. Quand je dis le poids, je pèse mes mots. J’ai arrêté d’essayer de justifier ça car visiblement il y a toujours un problème, j’ai en général soit un rejet pure de ce que je dis soit un « nan mais c’est l’instinct maternel ». Instinct maternel mon c**. Donc je ne m’étalerais pas plus là-dessus.
    Maintenant je suis enceinte. J’ai promis à mon mari juste le colostrum … le reste sera au-delà de ce que je peux accepter. J’en fais des cauchemars, c’est pour dire si c’est mort pour l’allaitement. Et tant pis si pour cela certaines (qui ne me connaissent pas) me considère comme une future mauvaise mère.
    Chacune son choix, et se sentir supérieur parce qu’on donne (ou pas) le sein, c’est moche. Et il n’y a pas nécessairement une histoire derrière un choix de biberon, mais parfois juste une personne qui n’a juste pas envie. Et ça, il faut aussi savoir l’entendre.
    Pour répondre à un de commentaire, l’argument du « lait maternel meilleur que le lait infantile » est toujours utilisé pour infantiliser et culpabilisé la meuf en face. Et c’est moche !

    Sur ces bonnes paroles ^^
    Passe une belle journée

    • Maman chamboule tout

      Merci d’avoir partager ton histoire avec nous.
      En effet le chemin pour comprendre le souhait de ne pas allaiter est encore long pour moi, pour l’instant je commence par travailler sur le non jugement. Comme il semble l’être pour toi quand il s’agit de comprendre l’allaitement puisque tu parle de « s’infliger » un allaitement. Pour la plupart des femmes qui allaitent, une fois l’allaitement mis en place (dès les premiers instants pour les plus chanceuses comme moi) c’est un pur bonheur ! Mais je comprends que tu ne le vois pas comme ça car en France il est rarement présenté de la sorte.
      Je comprend en revanche parfaitement le fait de ne pas vouloir d’enfant, je me suis moi même longuement posée la question. J’admire d’ailleurs les femmes qui assument ce choix et préfèrent suivre leur envie plutôt que de se forcer.
      Après dire que le lait maternel est ce qu’il y a de meilleur me semble plutôt un argument pour tenter de donner envie plutôt que pour culpabiliser les femmes, en tout cas je ne l’ai jamais employé dans ce sens.
      En revanche dire qu’il vaut mieux un biberon donné avec amour qu’un allaitement forcé je n’arrive pas à me décider… avant de savoir tout ce que je sais sur l’allaitement j’étais plutôt d’accord, maintenant je n’en suis pas certaine… je sais qu’il y a tellement d’enjeux pour la santé de l’enfant que je m’interroge 🤔 en même temps je pense que forcer les femmes est loin d’être la solution non plus. Je pense que le mieux est l’exemple et l’information pour « dé-diaboliser » l’allaitement et que les femmes ne se disent plus, comme toi, qu’on s’inflige quelque chose d’atroce en allaitant.

      • 3 kleine grenouilles

        Je suis d’accord avec Captaine. Un biberon donné avec amour vaut mieux qu’un allaitement à contrecœur. Il n’y a pas que le lait, il y a aussi les sentiments et l’état d’esprit de la maman que reçoit l’enfant. Si une maman se force à allaiter, ce sentiment de contrainte va être ressenti aussi par le bébé et ce ressentiment risque de rester dans la psyché de l’enfant, bien après que la période de l’allaitement soit finie.
        On reste quand même dans la culpabilisation de la mère qui n’allaite pas et dire que le lait maternel est meilleur que le lait en poudre, même si c’est vrai d’un point de vue biologique, c’est dire aux mères qui n’allaitent pas qu’elles ont choisi de ne pas donner le meilleur à leur enfant. Le meilleur pour l’enfant, c’est que sa mère soit épanouie et si elle est épanouie en donnant le biberon plutôt que le sein, alors qu’elle le fasse.
        J’ai été culpabilisée parce que je donnais le biberon à ma fille, j’ai ressenti les jugements… sans connaître notre histoire.

        • Maman chamboule tout

          Je ne dis pas que je ne suis pas d’accord, je pense d’ailleurs que de forcer les femmes à allaiter est une très mauvaise chose, la liberté est fondamentale. Mais les choses ne me paraissent malheureusement pas si simple. Je crois que c’est les idées reçues et les mœurs qu’il faut changer. Cette phrase me bloque car j’ai souvent l’impression qu’elle sert avant tout les lobbying de lait en poudre. Je pense qu’elle prendra vraiment sens quand les fausses idées reçues liées à l’allaitement disparaîtront. Je suis également presque certaine que ce jour beaucoup plus de femmes auront envie d’allaiter car elle sauront la vérité sur cet acte.
          En revanche je ne suis pas d’accord avec cette histoire de culpabilité… on ne fera jamais le meilleur pour son enfant, ce n’est pas possible. On fait au mieux avec ce qu’on a… personnellement je n’aurais jamais les moyens d’envoyer mon fils faire des études dans une école privée à l’étranger, mais si quelqu’un me raconte qu’il a eu la chance de l’offrir à son enfant je ne vais pas me dire qu’il me le dis pour me culpabiliser, avec l’allaitement c’est pareil je crois. On le dit pour le faire rentrer dans les esprits mais je pense que peu de femmes les font pour faire culpabiliser. Il y a un vrai problème de santé publique derrière les faibles taux d’allaitement en France et je crois que c’est tout de même important de le garder en tête.

  • Docteur Mamangue

    Je trouve que ton article sonne très juste et sincère. On sent à la fois ta passion pour l’allaitement et ta capacité à te remettre en question. Je suis moi même très sensible à la question de l’allaitement maternel et à celles de l’information des femmes pendant leur grossesse et même avant. Pour autant, je n’oublie pas que certaines font des choix différents et c’est leur droit. L’amour ne se mesure pas au nombre de tétées données.

    Juste pour répondre aux deux commentaires précédents, le lait maternel est l’aliment naturel du nourrisson. C’est un fait, Nanakie a raison là dessus. Après, il y a la façon de le dire et les commentaires qui vont avec, mais je ne crois pas que toutes celles qui prononcent cette phrase veulent culpabiliser les mamans qui ne souhaitent pas allaiter ou n’allaitent pas leur bébé. Un peu de bienveillance entre parents ne fait jamais de mal même quand nos choix sont différents.

    • Maman chamboule tout

      Merci beaucoup ! Tu as raison, je crois que ça devient vraiment une passion ! Et en effet lorsqu’on est convaincue par quelque chose ce n’est pas facile de prendre du recul, ce qui est certain c’est que tu as raison, l’amour ne se mesure pas au nombre de tétées, je trouve cette phrase très belle et vraie.
      En effet, on cherche plus, il me semble, à « convertir » les femmes qui ne souhaitent pas allaiter, peut maladroitement parfois, qu’à les faire culpabiliser je pense !

  • unbrindemaman

    Quel beau message 🙂 Avec un peu d’ouverture d’esprit et de tolérance on a plus de chance de communiquer efficacement avec les personnes qui ne font pas comme nous en plus ! Moi j’allaite depuis près de deux ans et j’ai pu le faire en alternant lait artificiel et mon lait maternelle à un court moment qui a été difficile durant l’allaitement… comme quoi, chaque histoire et différente. Lorsque j’entends que les biberons cassent systématiquement tout le mécanisme naturel… Bon c’est bon de savoir que l’on prend un risque en le faisant, mais ça peut aussi sauver l’allaitement (il ne faut pas l’oublier non plus) ! Aujourd’hui j’aimerai passer au sevrage pour des raisons qui me sont propre qui ne regardent personne d’autres que ma petite bulle familial et c’est très bien comme ça. Je sais ce que je fais et pourquoi je le fais. De nos jours, les mamans sont mises sur le bûcher pour beaucoup moins que ça alors je m’estime heureuse et de toute manière je parle peu de mes choix.. et j’avance tranquillement à mon rythme… Ce que beaucoup ne savent pas parfois, c’est que si certaines mamans n’allaitent pas, c’est en faite un déchirement pour elles, même si elles ne l’expriment pas sur tout les toits… En bref l’allaitement c’est clair que c’est ce qu’il y a de mieux pour l’enfant. Ce n’est plus à prouver. Il faut éduquer les mentalités, oui, mais il ne faut juger et ne forcer personne sinon cela pourrait avoir un « effet répulsif ».
    En tout cas c’est un bel article. 🙂
    Bisous et à bientôt :*
    EM.

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